histoires d'hier et d'aujourd'hui

02 mai 2019

Non élucidé

 J'ai rencontré E dans une association où des jeunes gens viennois et étrangers se réunissaient pour échanger et faire connaissance. Il avait 23 ans, j'en avais 24.  Après deux ans passés en Autriche vint le moment pour moi de rentrer en France. E prit alors la décision de venir se fixer à Paris. 

 Après qu'il se fut acquitté du Service militaire et suite à notre mariage en juillet 1964, nous n'avions d'autres lieux où habiter que de nous établir provisoirement chez mes parents, ce qui fut pour E une énorme déception d'autant plus dommageable  pour notre couple qu'il  accueillit très mal la  naissance de notre enfant en janvier 1965. L'acquisition d'un appartement financé partiellement par mon père dans une commune proche de Paris n'améliora pas notre relation. E avait déjà pris ses distances. En 1972, un divorce mit fin à notre mariage. E disparut sans laisser d'adresse et sans s'acquitter des pensions alimentaires dûes à son fils.

Au cours de notre courte vie commune, E faisait mystère de tout ce qui le concernait,  passé et présent. Je souffrais de son mutisme, de ses absences, de son hostilité à mon égard. E ne travaillait pas et n'avait pas l'intention de travailler. Toujours indisponible pendant les vacances que je passais seule avec mon fils. Nous étions en 1968, il s'inscrivit à l'Université pour préparer une licence d'anglais et fréquentait les étudiants constestaires  dans le quartier latin.

Surprenante était son attitude revencharde à mon égard comme si je l'avais trompé sur la marchandise. Issu d'un milieu cultivé,  il ne s'attendait pas à ce que sa nouvelle famille soit les gens arriérés qu'étaient mes parents (concrètement issus des quartiers pouilleux de Varsovie) . De surcroît, lui faire un enfant était la pire des trahisons. Si ses parents avaient été de ce monde, lui, leur fils   n'aurait pas échoué dans cette maison et n'aurait pas été mon mari, me disait-il.

Ses funérailles se déroulèrent le 22 janvier 2019.  Son éloge funèbre fut prononcé par son fils, auquel participèrent également deux de ses petites filles. Deux mots sont ressortis de ces témoignages : Rivesalt et Peppy. E ne m'avait jamais parlé de Rivesalt, ni de l'ami Peppy. Pourtant, il se souvenait bien  de Rivesalt. Il y a eu cette coïncidence extraordinaire à Vienne d'une rencontre faite à l'âge du lycée avec un adolescent au cours de laquelle les deux jeunes gens firent la découverte qu'ils avaient tous deux été internés à Rivesalt**. Il s'agit de Peppy dont je ne savais rien bien qu'ils étaient restés en contact.

Ce que j'ai appris par bribes : son père se sentant traqué* l'avait confié à une femme, ignorant qu'elle était sans scrupules . Il lui avait remis des objets de valeur pour son entretien. J'appris par mon fils que cette femme avait gardé ces objets précieux jusqu'à une date récente où elle les a renvoyés à l'adresse de E. L'enfant  fut ensuite confié à une famille, les Bouillu, fermiers  de la Côte Saint André, un séjour de plusieurs années.  E gardait un excellent  souvenir de son séjour à la ferme. Nous leur avons rendu visite en famille; mon fils était du voyage. Récemment, E était encore en contact par téléphone avec une des filles, Paulette très âgée, installée à Grenoble*. J'ignore à quelle date E adolescent retrouve sa famille maternelle et rentre à Vienne pour reprendre ses études.  

 Ce que je sais aujourd'hui de Rivesalt, je l'ai lu dans le journal de Friedel Bohny - Reiter, infirmière déléguée du Secours Suisse, qui  a fait le récit au jour le jour des quelques mois passés dans le camp entre novembre 1941 et novembre 1942. Ce journal a été découvert, traduit et publié par l'historienne Michèle Fleury-Muller ( édit. Zoé poche- 1993). En 1942, le gouvernement de Vichy donna ordre à la Police française d'arrêter et de rassembler hommes, femmes et enfants juifs  dans le camp de Rivesalt, construit à la hâte et sans souci d'hygiène,  dans le but final de les expédier à partir d'août 1942 par wagons entiers vers les camps de la mort. 

 A partir de 1972, date de notre divorce,  je n'existait plus pour E. Que j'aie assisté à ses funérailles sans y être invitée a été perçu par mon fils comme une intrusion  dans une cérémonie organisée  à mon insu où je n'avais pas ma place.  Pourtant mon intuition me disait que je devais y être. A cette occasion, il fit de son père un éloge fervent  qui fut pour moi criant d'injustice.  

L'évènement appartient au passé et le climat entre mon fils et moi s'est apaisé. Je me soucie maintenant de rechercher les circonstances dans lesquelles E a perdu ses parents. Ses héritiers - sa troisième épouse et mon fils -  sont en possession d'une quantité considérable de documents et de photos qui pourraient  renseigner sur leur séjour en France et leur fin tragique. Je n'en connaitrai sans doute jamais le contenu. Je me suis informée ici et là .

Gertrude Kirsch. Viennoise d'origine.

 A partir de la fin du XIXe siècle, Vienne fut le creuset intellectuel et artistique de l’Europe. Les juifs y occupaient une place importante. De fait, la majorité des intellectuels viennois de l’époque était issue de la bourgeoisie et des classes moyennes juives assimilées. Les écrivains Stefan Zweig et Arthur Schnitzler, le compositeur Gustav Mahler sont les grandes figures de la «modernité viennoise», sans parler du père de la psychanalyse, Sigmund Freud, de l’écrivain Hugo von Hofmannsthal et bien d'autres encore. 

Gertrude Kirsch née Lowi le 26 mars 1914 à Vienne a fait des études de dentiste. Elle  quitte Vienne,  sa ville d'origne, bien avant l'annexion de l'Autriche. En 1938, elle habite Besançon avec son mari Siegried Kirsch. Le 21 octobre, elle donne naissance à un garçon,  E.  

Besançon

Le recensement de la population juive a été prévu par l’ordonnance du 27 juillet 1940. La « solution finale » s’incarne dans une trilogie : concentration, déportation, extermination. Le premier convoi part de Compiègne le 27 mars 1942. Au printemps 1942, l’étoile jaune devient obligatoire. On peut concevoir que la plupart des Juifs arrêtés en juillet 1942 ne peuvent pas deviner la réalité qui les attend. Mi-juillet, alors que les arrestations sèment la terreur dans la ville parmi les juifs et que chaque famille cherche à fuir ou à se cacher, Gertrude, déclarée couturière,  sort de chez elle 9 , rue Fort Begille pour chercher du travail. Elle est  arrêtée sur dénonciation* et expédiée dans le camp de transit de Pithiviers, un camp géré par l'administration française de Vichy aux ordres des nazis. Elle fait partie des 928 hommes, femmes et adolescents du convoi N°6  parti le 17 juillet 1942 pour Auschwitz. Trois nuits, deux jours enfermée dans un wagon, plus de soixante heures d'enfer.  C'est dans une édition de 1954 "Tragédie de la déportations" page 26- chapitre "A l'intérieur des trains" que sont décrites les circonstances des transports  "Nos étions dans ce wagon quatre-vingt-seize personnes, comprimés à ne pas pouvoir tous s'asseoir, Il y avait des malades et même des mourants". Gertrude est encore vivante à la descente du wagon. Internée dans le camp d'Auschwitz le 19 juillet, elle meurt le 22 juillet. Elle a  28ans. Un livre "Mémoires du convoi n°6"  publié en 2005 ( 380 pages Edit. "Le cherche midi"),  regroupe les témoignages des rescapés , et ceux des descendants. Le nom de Gertrude Kirsch n'y figure pas. 

 Siegfried Kirsch,  de Cracovie 

GERTRUD

 siegfriedQuand l'armée allemande occupe Cracovie la première semaine de septembre 1939, Siegfried Kirsch n'est déjà plus dans  sa ville natale . En 1938, il vit  à Besançon avec son épouse et son fils. En juillet 1942, Gertrude Kirsch est arrêtée. A partir de la disparition de son épouse, supposons qu'il quitte Besançon et tente de passer la ligne de démarcation. Trop tard. Le 26 août 1942 , les Préfectures reçoivent l'ordre d'arrêter les juifs étrangers pour les interner à Rivesalt, le camp où E est prisonnier.  Siegried fait libérer son fils.

 En mars 1944, Siegfried réside à Villerbanne 13, rue Francis de Pressensé. Avant cette date, il a échappé à une rafle de grande envergure au mois de février 1943 à Villerbanne. Elle est préparée et orchestrée par le Gouvernement de Vichy en réponse à une exigence des autorités allemandes qui réclament l’arrestation de 2000 Juifs étrangers en représailles d’un attentat perpétré à Paris le 13 février 1943. Il est arrêté 6 mois précédant la libération de la ville  le 2 septembre 1944 et est transféré au camp de transit de Drancy*** selon la fiche d'enregistrement datée du 3 mars 1944,  déporté dans le convoi n°69 , parti de la Gare de Bobigny le 7 mars 1944 en même temps que 1501 hommes, femmes et enfants,  il est gazé à Auschwitz  le 12 mars 1944. Il avait  quarante ans.  

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* Détails rapportés par mon fils.

**Nombreux enfants internés à Rivesalt en août et novembre 1942 échapperont aux transports vers Drancy, grâce à l'action  - quelquefois dans les limites de la "Légalité" des Autorités de Vichy- en particulier de la Croix rouge suisse, l'OS.   Paul Corazzi, Un résistant de la première heure, En juillet 1942, son rôle consiste  à désigner les personnes destinées à partir pour Drancy. Grâce à son action, il sauve plusieurs centaines d'enfants juifs de la mort. Il entre dans le groupe de résistance de Dorres en 1942 et fournit des renseignements au réseau britannique "Mithridate".

***D'août 1941 à août 1944, le camp d'internement de Drancy (banlieue parisienne) fut la plaque tournante de la déportation des juifs. Il fut pendant trois ans le principal lieu d'internement avant déportation depuis la gare du Bourget (1942-1943) puis la gare de Bobigny (1943-1944) vers les camps d'extermination nazis, principalement Auschwitz

 

 

 

 

 

GFRIEDSSSieSiegfried sIt.SSiegfried Siegfried K

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09 mars 2019

zone de turbulences

J'étais assez proche de mon fils du moins je le croyais, sauf que tout un volet de son récent vécu en connection avec son père m'avait échappé pour la raison que mon fils n'avait rien laissé paraître de l'émotion filiale récemment reliée à son géniteur. Quant à moi, J'étais encore dans le ressentiment envers l'homme qui avait été mon mari jusqu'en 1972, année de notre divorce. Il avait déserté alors que mon fils avait sept ans. Malgré tout, j'étais habitée de l'intime satisfaction d'être restée aux côtés de mon enfant en toutes circonstances et tout au long de son parcours amorcé dès l'adolescence et jalonné de péripéties qui firent de lui un père de cinq enfants et un mari de deux épouses successives. Le décès de G.allait perturber durablement nos bonnes relations.  

 Le 20 janvier, un dimanche, pareil à d'autres dimanches, mon fils E. sonne à ma porte vers 16h, au retour d'une virée avec ses copains cyclistes dans les forêts domontoises. Il s'est attardé avec ses amis, ce qui n'explique pas son comportement rageur et hostile dès son entrée dans la maison, à moins que le motif soit ma décision de me rendre aux funérailles de G. Au comble de l'exaspération, il m'interdit de lui adresser la parole pendant tout le trajet en voiture jusqu'à son appartement en proche banlieue.

 Le soir, après dîner, je fais la conversation et raconte que mes parents ont été inhumés dans le carré juif de Bagneux, faisant sous-entendre qu'étant juifs c'était ce qu'il y avait lieu de faire. Les réactions  irrationnelles et méchamment ironiques de mon fils m'induisent à penser qu'il se cache quelque chose derrière cette violence.  Je me sens mystifiée, avec l'impression troublante d'un air de déjà vu, une scène remontant d'un lointain passé. 

 Le départ pour Cancale où se déroulera les funérailles de G. est prévu pour le lendemain. Lundi, nous arrivons à Cancale en début de soirée. La veuve reçoit les visiteurs qui déferlent dans la grande maison fraichement restaurée et luxueusement meublée. La familiarité des relations entre mon fils et la patronne me rend perplexe. Ils chuchotent en aparté. Lui, prend spontanément les choses en main et prépare le repas du soir comme s'il était chez lui.

 Dans la journée du mardi, jour des obsèques, interrogeant mon fils pourquoi il ne m'adresse pas la parole, il explose en invectives, me décrivant comme une personne dénuée de respect et d'empathie, incapable de comprendre qu'il est en train de vivre une journée de recueillement. Non! certes, je ne peux pas le comprendre...

 Je me rends à l'hôpital de Saint-Malo pour la levée du corps. La cérémonie funèbre au cimetière de Cancale est longue et sophistiquée. Dans l'air glacé d'un mois de janvier, S. et A. mes deux petites filles adultes sont mises à contribution. Elles lisent des messages qu'elles peinent d'ailleurs à rendre audibles à travers leurs sanglots. Le gros des assistants se tient à distance. Le message de S. fait référence à Rivesalt* où G. aurait été interné pendant la Shoah. Le message lu par A. est le témoignage d'un ami de G. interné à Rivesalt, lui aussi, alors qu'il avait quatre ans.  Puis vient le tour de E., mon fils. Il a préparé un texte sur sa tablette. A travers ses pleurs, quelques paroles me parviennent. "Tu as oui déserté ton foyer.... nous avons des traits communs.... papa je t'aime...". Une cousine de G. vivant en Californie affirme :  "tout ce qui a été dit pendant les funérailles est vrai !"

 Le Maître de cérémonie annonce un intermède musical, le temps aux endeuillés de se recueillir. Un rythme sonore d'un style inclassable sort d'un appareil posé sur le sol. Enfin, un ultime hommage envers le défunt : chacun à son tour effleure le cercueil en bois d'ébène d'un geste bien senti. Un dernier adieu.

On s'éparpille. Cependant, un murmure s'élève autour du cercueil : il conviendrait de lire le Kaddish**. Un juif parmi les assistants est désigné. Il se coiffe d'une kippa*** et débite sans solennité  un verset à partir d'un feuillet tiré de sa poche.  Le cercueil est descendu dans la fosse dans un silence recueilli, sans émotion visible.  

Un somptueux repas nous attend qui va nous réconforter car nous avons été stoïque pendant cette épreuve, dans le froid hivernal. La patronne aidée de ses proches fait bien les choses. La villa de Cancale est clairement le symbole d'une réussite. Victime de la barbarie nazie dès l'enfance , G. est un résilient****, mon fils l'héritier. Un monde nouveau s'ouvre à lui :  un père, une mère, de nouveaux amis. 

L'inouï, l'indicible me submergent.  L'humiliation subit d'un homme mystificateur à l'époque de notre mariage  se rejoue à l'identique par le fils, 47 ans plus tard. Injustement maltraitée, ostracisée,  je ne pourrais y survivre indemne. Je m'effondre.  Je dois rechercher de l'aide. 

face cachee

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* Rivesalt 1942.: Camp d'internement des Juifs arrêtés dans la zone libre

**André Neher '1914 -1988) Le Kaddish (קדש- saint,sacré ) Le plus connu est "le kaddish des endeuillés" récité lors des funérailles, en fait une prière pour Dieu destiné à glorifier le nom divin et sanctifier son jugement.

 *** Kippa ( כיפה terme hébraïque désignant la calotte portée traditionnellement par les Juifs pratiquants

****résilience :  capacité à réussir, en dépit de l’adversité. Concept développé par Boris Cyrulnik (né le 26 juillet 1937 neuro-psychiatre);  Le texte que j'ai édité sur ce blog le 30.10.2012 sur le thème de la Résilience rend compte d'études et de controverses  suscitées par le concept

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11 février 2019

Le Mouvement Loubavitch

 
Lorsque je rencontrais par hasard le Rabbin Haim Altabé,  je lui racontais que j'étudiais l'hébreux biblique verset par verset à l'aide d'un logiciel. Ce qui ne fait pas de moi une pratiquante du Judaïsme. Cette année , le Rabbin Haim Altabé est venu à mon domicile célébrer Hanoucca, avec chandelier,bougies et prières à la Gloire de Dieu, ce qui ne va pas de soi quand on n'est même pas croyante et que l'idée d'un Dieu juif ne fut jamais évoquée dans mon enfance où le seul ouvrage édifiant  dont nous disposions était le Larousse Illustré. 
  • la Fête célèbre une victoire historique précise le Guide. En effet, il en est question dans Les Apocryphes où les péripéties des guerres menées par les juifs contre leurs ennemis Grecs et Romains sont relatées en détails, entre autres victoires militaires, celle qui permit à Judas d'entrer dans Jérusalem. Les juifs se mirent immédiatement à l'oeuvre pour restituer la sainteté du Temple et ralumer la ménnorah/מנורה -

Selon le Talmud, une fiole d'huile pure fut retrouvée dans les ruines. Malgré sa faible capacité, elle alimenta la Ménorah/מנורה pendant huit jours. Le vocable Hanouccah/חנכה correspond dans le lexique à "dédicace - Fête des Macchabées";il prend sa racine de חנך initier, instruire, dont le dérivé חניכים , ceux qu'on instruit.
 

Les Apocryphes -verset 59- font allusion à une Fête annuelle : "Judas et ses frères ainsi que toute l'assemblée d'Israël décidèrent que l'anniversaire de la nouvelle consécration de l'autel serait célébrée chaque année, par une joyeuse fête qui durerait huit jours à partir du 25 Chasleu" ( correspond à Kislew). Raphael Cohen* dans "Ouverture sur Le Talmud "-  énumère les 60 traités de la Michna**. Hanouccah n'y figure pas; elle est la seule fête juive dont la Bible ne dit pas un mot  Pourtant, le rabbinat l'impose comme un commandement. On lit dans le Guide publié par les Loubavitch "Chaque juif est concerné...car possède un sanctuaire intérieur en lien avec Dieu,....et détient une fiole d'huile pure, son âme divine que rien ne peut souiller". Raison pour laquelle  le rite doit être appliqué dans tous les foyers juifs en communion avec Dieu.

 
Le mouvement habad-Loubavitch est une branche du hassidisme. "Habad" est l'acronyme de

arbre bleu

 Hohma/חכמה: sagesseBina/בינה : inteligence,  Daat/ דעת : savoir, Ces trois sephiroth/ םפרות sont les réceptacles supérieures de l'Arbre de vie de la Kabbale : le Monde de l'Emanation/אצילות de racine אצל , -proche de la source; la dixième à la base  de la structure est Malkhout/מלכות, le Royaume.
 
Selon certains cabalistes, la progression de l'initié pour atteindre le Monde de l'Emanation/ אצילות est long , périlleux et fait de lui un ascète. Dieu ne peut être connu que par ses attributs, les dix Sephiroth/ םפרות . Vingt-Deux Voies sillonnent trois colonnes et relient chaque sephira/םפר  au sein d'un complexe énergétique. ***

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Raphael Cohen* 14 octobre 1938
**La Michna est la base de toute la Torah Orale, elle donne l’explication indispensable à la compréhension de la Torah Ecrite.
*** Z'ev ben Shimon Halevi - L'ARBRE DE VIE -Introduction àla cabale
 

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07 décembre 2018

Extraction de la 47

Le dimanche 21 octobre, je cherche désespérement un dentiste de garde sur Internet. Toujours cette molaire mal soignée l'année dernière qui se manifeste. Je découvre "doctolib". Par l'intermédiare de cette appli, je me connexe sur le site du Dr ASSI. Cela tombe bien c'est le seul dentiste à Domont auquel je n'ai encore jamais fait appel. Le site indique la disponibilité la plus proche du Dr. ASSI: jeudi 25 octobre.

 Le cabinet du Dr ASSI se trouve dans le quartier du Lycée, un tout nouveau local. Je suis acueillie par une jolie jeune femme qui me conduit dans la salle d'attente. Un petit garçon va et vient librement dans le cabinet du dentiste. Le Dr. Assi inspire confiance par son aisance et sa simplicité. La jeune femme est son épouse et le garçon son fils. Son assistante est malade.

 En un tour de main, le Dr Assi extrait des débris logés dans la molaire au fond à droite . Honoraires 23 euros. Voilà un travail vite fait et je suis ravie. Ombre au tableau, il m'annonce qu'à cet endroit, il y a un kyste. Il faut agir sans attendre. L'opération est délicate ; il préfère m'envoyer à la Clinique de Domont. Il me remet donc un lettre  rédigé en ces termes " Je vous adresse Madame Furcajg  afin d'extraire la 47". La 47 ...il s'agit logiquement de la molaire (ou ce qu'il en reste) au fond à droite. La lettre ne dit rien d'un kiste. La lettre ne précise pas non plus le nom du destinaire mais le Dr Assi précise qu'un rendez-vous doit être pris avec le Dr. Joël Galimidi ; il me remet une carte de visite à en-tête Capto Clinique de Domont sur laquelle il indique : Dr. Joëlo Gallimidi.

 Le secrétariat de CAPIO me fixe le rendez-vous pour le 21 novembre. A l'approche de cette date, je passe un coup de fil pour savoir si, à cette date, il s'agit d'une simple consultation où une admission au bloc. On me répond : "Simple consultation". Le jour venu, je suis reçue par le Dr. Gallimidi. Il n'a pas les instruments pour examiner la dent incriminée. Je n'ai même pas à ouvrir la bouche. Il veut voir la radio. Je n'imaginais pas qu'une photocopie de la radio pouvait servir au diagnostic. Le Dr GaliMidi y jette un coup d'oeil .

 _-Vous avec une grosse infection!

- le Dr Assi a parlé d'un kyste

Il bredouille quelque chose. Il regarde son agenda et me donne la date du 6 février.2019. à 16h. Si la date ne me convient pas dit-il , je peux prendre rendez-vous à l'Hôpital d'Eaubonne. Enfin, il rédige une prescription sur un formulaire pré-inprimé :

 ZITHROMAX 2 comprimés le matin pendant 3jours à débuter avant l'intervention

ELUDRIL bain de bouche etc.

EFFERALGAN en cas de douleurs.

 sans mentionner la date d'intervention , celle-ci étant précisée sur la carte de visite (de la Clinique de Domont). Honoraires 55euros.

 A l'occasion de soins apportés à une molaire , Dr. Assi a vu un kiste

Jetant un coup d'oeil sur une photocopie de radio, Dr. Galimidi voit une "grosse infection" 

Dr. Assi donne mission à un stomatologiste  "d'extraire la 47"

C'est quoi ces embrouilles? 

 

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20 novembre 2018

2018, année charnière

En mars, j'aborde avec mon médecin la question d'une possible cure à Laroche-Posay. La réaction du Dr. Demazière est déconcertante. "Des malades plus atteints sont prioritaires - dit-elle- ne pas compter sur une admission avant novembre". Mais non! ma demande de réservation est pour mai. C'est à la date du 28 mai que le  Centre de cure dermatologique m'enregistre comme curiste. J'ai des raisons d'être contrariée : le Dr Demazière ne fait pas la démarche auprès de la sécurité sociale pour faire valoir mes droits aux   "100 pour 100" , alors qu'elle est en possession de mon dossier attestant de deux maladies incurables de longue durée :la maladie de Lyme et la Polyarthrite.

Dès le départ, un loupé. L'agent chargé de l'enlèvement de ma valise ne se manifeste pas et rédige un rapport "absente de son domicile". Un camionneur se présente l'après-midi. Ma valise ne m'est livrée à la Roche-Posay que mardi 29 mai au lieu de dimanche.

 Dimanche 27 mai, Mon fils me conduit à la Gare Mont-Parnasse. Le train annoncé, il m'accompagne jusqu'à ma place réservée en 1ère classe. Ma petite chienne Rumba est du voyage . Arrivée à Chatellerault à 19.12h.cathédrale La navette pour la Roche-Posay 40mn plus tard. Deuxième incident : en montant dans le car, je me cogne sur une marche et me blesse le tibia.

Terminus devant l'Office du Tourisme. La logeuse est sur le quai et me fait un accueil chaleureux. Elle m'entraîne dans un tour de ville. En chemin, elle me raconte que son enfant en bas-âge, gravement brûlé, doit sa guérison aux traitements quotidiens du Centre de soins de la Roche-Posayn, c'est pourquoi, elle s'y est installée d'une façon permanente avec sa famille. 

 Enfin, nous arrivons au 6 rue Saint-Louis. Déverrouillage des portes. Celle de façade ouvre sur un couloir, vu sur le local technique à gauche, escalier à droite. Au fond, une deuxième porte; on accède à une courette , genre espace de promenade pour détenu en isolement : grillage et mur de béton. Troisième porte, le logement. Une pièce tout en longueur : kitchinette et table formica pour la partie cuisine; espace détente : un fauteuil en plastique, face à une télé posée sur le buffet. La porte est vitrée; le plafond est en tôle synthétique jaune sur laquelle la pluie tambourine les jours d'orage. Au fond, une porte s'ouvre sur une grande pièce meublée de deux lits- un double et un simple, une petite table pliante et une demi-douzaine de chaises, un placard encastré dans le mur. Une fenêtre à la tête du lit donne sur un escalier descendant dans une cave et la courette aux murs aveugles. 

 Le contact de location mentionne "TOUT EST NEUF": le four est hors service, la douche déglinguée, le linge de médiocre qualité. Coût de l'hébergement pour 20 jours : 703,40 euro (avec les suppléments : linge de lit, serviettes de toilette, télévision 40e, ménage de fin de séjour). Une déconvenue que la propriétaire tente de faire oublier par une attitude obligeante empreinte d'une familiarité qui se joue amicale.

 L'Etablissement accueille des opérés du cancer, des grands brûlés, des affligés de psoriasis et dépigmentation. Les soins débutent par une visite médicale (120e à l'entrée, 120e en fin de cure), au cours de laquelle sont établis le programme et le timing, entre 6 et 12h: pulvérisation chaude sur le corps entier (3mn), douche filiforme (15mn) , pulvérisations tiède sur le visage (15mn) , bain à bulles (15/20mn) . Les soigneuses veillent au bon déroulement des passages individuels en cabine, avec le minimum d'attente. Les lieux sont d'une propreté rigoureuse. Fin de matinée, au départ des derniers curistes, l'équipe soignante au complet se lance dans le nettoyage ; rien n'échappe à leur vigilance.

 Autour du Centre de cure, la ville ronronne paisiblement sur les berges de la Creuse*. Le marché deux fois par semaine. Deux boulangeries-pâtisseries, deux pharmacies modernes, un magasin de diététique avec produits bio, un traiteur, un cinéma, des restaurants, bars avec terrasses, Papeterie, journaux librairie, coiffeurs, fleuriste. 

 Pas de vétérinaire. La pharmacie offre quelques produits vétos. Un collyre pour traiter les yeux de ma chienne n'est pas d'un grand secours.  Elle trotte  gentiment au cours de nos balades en ville et en dehors jusqu'aux rives du fleuve. de temps en temps, elle s'affaisse à plat ventre. Le vétérinaire le plus proche est à Poitier.

Entre deux navettes pour une virée à Chatellerault, nous ne disposons qu'une heure de battement. C'est jour de marché. Nous nous amusons à acheter des chaussures  devant le vendeur ébahi. L'amie réunionnaise dit "attendez -moi, je vais faire une prière".

rumba

Avec l'amie Mayotte, nous l'attendons sur le bord du trottoir. La cathédrale possède une magnifique statue de Saint-Jacques de Compostelle,  Chatellerault étant une étape du pellerinage. Cette charmante jeune femme m'avait dit "pas de chien autour de moi, je suis musulmane" Toutes deux grandes brûlées souffrant de graves séquelles mais tellement rieuses et contentes d'être en compagnie. 

 La poste mobile bloque mes appels et messages téléphoniques sous prétexte d'un dépassement de forfait. Je soupçonne une communication longue distance avec une sœur qui avait cherché à me joindre et que j'ai rappelée alors que ce n'était pas nécessaire. Nous étions brouillées depuis l'été 2017.

 Pas de cabine téléphonique dans la ville ni même au bureau de poste. L'employée tente de renflouer mon compte avec ma carte visa, en vain. Je me rends à Chatellerault. L'employée du Crédit mutuel réussit à joindre mon agence bancaire locale. Je sors de mes gonds : qu'on m'explique pourquoi on refuse d'alimenter mon compte. Réponse : une panne informatique. Je me rends alors à la grande poste de Chatellerault. L'employée m'accorde tout son temps et révèle un imbroglio : il n'y a pas de blocage pour dépassement. Les tracasseries générées par ce monde informatisé m'accablent.

Dans la soirée du 14 août, ma chienne ne soulève plus son arrière-train, ses pattes ne la portent plus. Elle est en grande détresse. Elle pleure d'angoisse et de douleurs. A cette minute, un appel téléphonique auquel je crois devoir répondre. Au bout du fil, c'est ma soeur. Elle a encore des comptes à règler et ne semble pas disposée à remettre la communication à un autre moment bien que je sois en pleine panique. 

Le lendemain  15 août, Rumba meurt chez le véto, faisant de moi une sinistrée du coeur.  

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 Au tournant de l'année, un évènement bouleverse ma vie. En décembre, le décès de mon ex.mari -dont j'étais séparée depuis 1972- perturbe durablement la bonne entente entre mon fils et moi-même**. 

 

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*   la rivière se jette dans un des affluents de la Loire :Le Vienne

** voir texte "zone de turbulence".

 

 

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16 juillet 2018

De bruit et de fureur*

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           Szyja Furcajg était mon père 

papa

ma mère s'appelait Szajndla Szynbaum. J'ai un soeur et un frère ainés, une soeur et un frère cadets. De nos grand-parents Berek et Riwka, nous n'avons qu'une photo. Le peu que nous savons d'eux, nous le tenons de notre père. Les générations se succèdent et, souvent, ne connaissent pas leur origine.

 Enfants, mon frère de deux ans mon aîné me rouait de coups dès que j'ouvrais la bouche, à la suite de quoi il riait. Il faisait de ma vie un enfer. Adolescente, je contactai une assistance sociale pour être admise dans une Institution d'enfants en détresse, des Fondations financées par de riches donateurs juifs. Mon frère qui avait l'oreille de mon père l'a dissuadé de signer mon admission. Il voulait avoir son souffre-douleur à domicile. Pourquoi mon sort serait-il meilleur que le sien? Je n'étais pas la seule à me plaindre de ses agissements. A ce propos, je fus prise comme confidente semaine après semaine alors que j'avais plus de soixante ans. Quoi qu'il en soit, mon frère, se  considérait justifié par  « Les conditions dans lesquelles se déroulait notre enfance » . C'est ce qu'il m'a dit.

 Mon père s'imaginait être bon chef de famille en décidant d'autorité de ce que devait être l'avenir de chacun de nous : retirés de l'Ecole dès 14 ans, nous devions travailler pour lui ou sinon être mis en apprentissage. Mon frère aîné peignait des lits-cages,

lit cagema soeur ainée, retirée d'autorité d'une Ecole professionelle de couture ravaudait les frusques déchirés que les américains revendaient à des chiffonniers avant de quitter le pays. Il connaissait un forain qui gagnait beaucoup d'argent en vendant des chaussettes, me disait-il. La cadette, en apprentissage chez un entrepreneur de prêt-à porter, s'étant coupé le doigt, fut renvoyée dans ses foyers. Il n'avait pas d'ambition pour le petit dernier qui fut livré à lui-même.

A sa retraite, Mon père a cèdé ses boutiques du Marché aux Puces à ses fils. Ils allaient les gérer à leur guise et empocher les recettes. Ce fut la pomme de discorde avec les soeurs privées de leurs droits. Riches, ils nous traitaient avec mépris. Marié et installé dans un appartement moderne, mon frère ainé s'invitait à la maison. Il sapait mes initiatives pour améliorer le sort de ma mère, surveillait les revenus de mon père et conseillait ses placements, ne se souciant pas qu'il n'y ait pas de douche dans la maison.

 Quant il a été question de placer mon père en Institution, lui et moi visitions ensemble les Etablissements aux alentours . « Pas trop près de chez nous, disait sa femme, qu'on ne le voit pas rapliquer ici ».

PAPA et Amélie

Nous nous sommes décidés malgré tout pour un studio pour retraité proche de leur domicile. Nous y passions quotidiennement à tour de rôle. Lui, le matin, moi pour le repas de la mi-journée. Jai eu à souffrir de son avarice. Il entendait dépenser le minimum pour l'entretien de mon père, afin de préserver l'héritage. Comme je ne travaillais qu'à mi-temps, il a dû accepter mes conditions de rémunération mensuelle 250euros par mois.

 La dernière journée de la vie de mon père, j'étais là. A 18 heures, je me préparais à quitter le studio, c'est alors qu'il m'a regardée avec dans ses yeux une bienveillance que je ne connaissais pas et dit d'une voix douce : «  « tu pars... » ; une parole rare qui m'étreint le coeur quand j'y pense. Il est mort dans la nuit . Le lendemain, mon frère cadet qui n'était jamais venu au studio fut le premier sur les lieux, farfouillant dans les papiers. Ce qu'il cherchait? Je l'ignore. Pas un regard pour mon père que le médecin, alerté au petit matin, avait allongé sur le lit. Nous avons contacté la Société des Pompes funèbres où mon père avait côtisé. Une place lui est réservé dans le caveau des Marchands de Paris, à Bagneux, comme ce fut le cas pour maman. Rendez-vous pris, il quitte les lieux sans un mot, me laissant seule pour l'enlèvement du corps. Le déménagement des affaires personnelles m'a pris toute la journée. L'aîné était parti visiter sa fille résidente à Tel-Aviv. Ma soeur cadette était passée la veille entre deux avions et poursuivait son circuit vers le Sud sans laisser de coordonnées, invitée pour un mariage à Perpignan. On m'a laissé la charge de vider son appartement Rue Lafayette et de me débrouiller pour le vendre.

 Dans les dernières années de sa vie, mon frère aîné recherchait ma compagnie. Profitant des moments où sa femme était occupée ailleurs, il venait me chercher avec un bouquet, des fleurs qu'il cultivait dans son jardin. Nous passions un moment assis sur une terrasse autour d'une tasse de café. Il se confiait. Son quotidien était vide de projets personnels. Après avoir vendu son magasin, il pensait se remettre à peindre Nous étions allés ensemble dans le rayon créativité avec l'idée d'acheter des pinceaux, des toiles et de la peinture. Il n'a rien acheté. Il n'avait pas de temps à lui; sa femme le mobilisait pour ses déplacements et les travaux en cuisine. Son amertume était extrême; il se plaignait de n'avoir pas d'autorité dans sa propre maison. Ses enfants, déjà adultes, avaient tous les droits, disait-il. Son magasin, ce fut sa vie,  son environnement, les « buffins » qui zonaient sous le pont de Saint-ouen devant leurs étalages de chiffons,  ses fréquentations, la clientèle de passage. Ses ambitions : porter ses enfants au plus haut dans la Société. Il finança leur éducation sans compter. Il me tenait au courant de leurs succès avec enthousiasme. 

Notre frère nous a déconsidérées auprès de son épouse, nous les filles. Une famille de « Untermensch », en quelque sorte. Nous sommes devenus intéressants quand mes neveux ont appris fortuitement que chez les Furcajg les hommes étaient de la lignée des Cohen. Le portrait de notre grand-père Berek, le Rabbin, fut suspendu bien en vue dans leur maison; on s'extasiait de la ressemblance avec l'aîné des neveux, même front, même regard...Galvanisés, le Judaïsme rabbinique fut leur credo, jusqu'à vouloir s'y conformer au plus près.   

 Peu avant sa mort, ma soeur cadette était de passage à Paris, fort heureuseent , car il demandait à nous voir. Les tout derniers jours, son fils nous avait réunis dans un restaurant près de la Gare du Nord. C'est ce qu'il souhaitait. Nous sommes restés ensemble un bon moment à commander des consommations et parler de choses et d'autres. Son épouse , assise en face de lui se tenait droite et digne comme à son habitude. « Maintenant, dit-elle, en parlant de son mari, il sait reconnaître une symphonie de Beethoven » Je remarquai le regard de mon frère,  ironique, teinté de mépris. Mon frère cadet est resté assis parmi nous quelques minutes. Le reste du temps, il virvoltait dans tous les sens au tour de la table comme un frelon, dans une sorte de danse, avec la dernière copine en date, son smart-phone braqué sur notre groupe. A propos de cet exceptionnel après-midi, ma soeur et moi nous ne cessions pas de nous étonner comment la souffrance avait fait de notre frère, un autre homme.

Son cercueil fut embarqué sur le premier avion en partance pour Israel, c'est ce qu'ont décidé son épouse et ses enfants.                                                                                            

epitaph

 Le talith de mon grand-père Berek servit de linceul. Une relique qui avait traversé les années de guerre et les déménagements sur lequel mon grand-père avait posé sa griffe.

 Mon frère disparu, mes neveux ont sonné le rappel pour nous inviter à resserrer les liens autour de la veuve. Ma soeur  et mon frère cadets se pressent autour de la tribu  comme des guêpes. Proche géographiquement de leur domicile, et soeur du défunt, j'étais personnellement visée. J'ai pris mes distances. Une brouille grave avec ma soeur cadette s'en est suivie. Ce fut le coup de grâce de mes relations avec cette partie de la branche Furcajg.

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* "Le bruit et la fureur" est le titre d'un roman de W.Faulkner

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15 avril 2018

Accueil spirituel

Si vous flanez le long du quai aux abords du port de Lympia et si  vous laissez vos pas vous mener jusqu'au quartier du Lazaret, vous serez surpris de voir surgir soudain dans un coude du Boulevard Frank Pilate, un immeuble imposant, bâtit sur une éminence, à l'écart de la route et séparé d"elle par un jardin en pente douce agrémenté de plantes tropicales. La façade plein sud expose au soleil méditerrannéen ses quatre étages et  douzaines de fenêtres, aux vitrines nues, étincellantes de lumière. Sans balcon, sans ornements, l'aspect pourrait en être sévère si ce n'était le rose tendre des murailles, marié au vert douceâtre des volets, ainsi que les croisées en forme d'ogive du premier étage.Que vous soyiez ou non l'un des heureux qui aura pris soin d'annoncer son arrivée  à l'avance, vous marquerez une pause au milieu de l'allée groudonnée pour contempler le relief tourmenté du Mont-Boron sur lequel les architectes ont eu la hardiesse de bâtir de magnifiques résidences, s'égrrnant jusqu'au sommet. La grille en fer forgé, hérissée de pics dorés, est ouverte à deux battants. Un un oeil électronique, haut perché sur un piquet de fer, veille. Vous noterez le numéro 29, joliment ouvragé, cloué sur la borne en pierre blanche, à partir de laquelle court un muret haut à peine d'un mètre cinquante, épousant avec souplesse la forme du virage, tendis qu'une haie touffue et parfaitement taillée en dissimule l'arête supérieure. Une pancarte annonce pompeusement : 

"Diocèse de Nice

"Maison du Séminaire

"Foyer Saint-Pol

"Cénacle"

Initié ou pas, le visiteur franchira la grille. S'il est piéton, il dirigera ses pas à droite du parking en direction de l'entrée.Deux volées d'escaliers en spirales symétriques s'arrondissant en corolle autour d'une vierge à l'enfant, grandeur nature, toute éclatante de blancheur. Une plaque en marbre blanc vissée au mur rappelle que la Maison lui est redevable d'un miracle: l'avoir préservée des pillages et destructions au cours de l'Occupation allemande. Une douzaine de marches mènent à une spacieuse terrasse à colonnades sur toute la largeur de l'immeuble. L'accueil est à l'étage; le rez-de-jardin, sous les escaliers sert de soupente. De la terrasse, la vue s'étale d'est en ouest: le Cap de Nice bordant la rade de Villfranche, le port de Lympia parsemé de petits bateaux de plaisance, la Baie des Anges dont la ligne courbe se perd dans un léger flou vers Saint-Laurent-du Var.

Enfin, il est temps de prendre l'une des trois portes largement ouvertes.Le hall est vaste et clair . A gauche de l'entrée, le Secrétariat  logé dans un box vitré vous accueille pour les formalités de séjour. A droite, une table et des chaises permettents aux arrivants de patienter avant de recevoir les clefs de leur chambre. L'atmosphère évoque  un Centre de Vacances de Comité d'Entreprise, impression démentie par l'icône d'un Saint-Jean Baptiste prêchant dans le désert de Judée. De nombreux dépliants fixés sur un tableau d'affichage ou disposés sur des présentoirs sont riches en promesses : ""Aucune frontière à l'amour" , "Détente, Réflexion, Ressource."  "Heureux qui passe de la religion à la foi  en Christ avec l'Evangile de Mathieu". L'aspirant à la Grâce Divine ne s'est pas trompé d'adresse : nous sommes bien dans le vesticule du Royaume des Cieux. Pour l'instant, pas d'examen de passage, le voyageur en quête ou non d'initiation  n'a pas à donner la preuve de son appartenance, ni les motivations de son séjour.

Les formalités d'enregistrement  terminées, la visite peut commencer : simple déambulation au hasard des portes et couloirs. Passé le distributeur de boissons, le point-phone, la boite à lettres, une porte donne sur un étroit passage à ciel ouvert menant à une autre porte, celle-ci finement sculptée qui donne accès à une chapelle aux allures de basilique.Vu de l'extérieur, on ne soupçonnerait pas  un lieu de culte dans cet édifice au toit bas, garni de tuiles rouges, sans clocher, sans porche, sa façade plate et nue  et cette façon de s'appuyer tout contre le bâtiment principal ,comme pour se protéger et passer inaperçu aux yeux du profane.  L'intérieur est riche en surprises. accueil_spirituelChaque centimètre de murs, sols, voûte, mobilier, est gravé, ciselé, sculpté, peint, revêtu de marbre, de lamelles dorées ou de mosaique. L'abside, dite en cul-de-four de facture bysantine, témoignage d'un engouement pour l'art paléochrétien.rappelant celle de Ravenne dans la basilique de Saint-Vital,  Trône au centre de la voute, un Christ en Gloire, les bras légèrement écartés du corps dans un geste d'offrande et d'accueil, inscrit dans une mandorle de plantes tressées, piquées de fruits. En médaillon, au-dessus de sa tête, l'Agneau de Dieu dans sa mandorle. A ses côtés, les Pères de l'Eglise, nommément représentés, se tiennent debout avec agneaux à leurs pieds. Splendide illustration  d'harmonie, d'équilibre des couleurs, de la composition, des thèmes.

Les personnages, la faune, la fleur, autant de symboles derrière se cachent un mystère, une révélation.  Divergences et convergences se rejoignent en une unité sublime que l'on peut observer également dans le Temple de Dieu qu'est la Nature livrée à elle-même

Il suffit de contourner l'édifice pour découvrir un enchevêtrement de végétations qui, par bonheur, n'a pas connu la  man du jardinier.  A chaque détour d'un étroit escalier aux pierres branlantes, arbustes et plantes croissent au gré de leur fantaisie. La volonté farouche des énormes cactus, accrochés aux parois rocheuses est à elle-seule un message pour le méditant  qui, depuis son arrivée hier sur le seuil du 29 Avenue Frank Pilate jusqu'à cette minute  où il est assis entre mer et rochers, vient d'effectuer un parcours initiatique avec le sentiment d'avoir reçu un merveilleux cadeau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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07 mars 2018

L'intérieur d'une isba

Maître de la peinture historique, Vassily Sourikov occupe une place de choix dans la culture russe. Né en 1848 à Krasnoïski, mort en 1916 à Moscou, Sourikov consacre son oeuvre aux grands évènements de la Russie . L'intérieur d'une Isba représente Alexandre Danilovitch Menchikov, haut personnage au temps de  Pierre 1er (1672-1729). A la suite d'une intrigue de cour, il est exilé en Sibérie avec ses trois enfants, pour le restant de ses jours,  par décret de Pierre II. Ses immenses richesse sont confisquées.Son épouse meurt pendant le voyage.

L'atmosphère de la masure ainsi que les trois personnages éveillent des réminiscences personnelles. Le tableau m'a inspiré un poème. (les mots en caractères gras on été imposés),

 

isba A travers la fenêtre sans rideau, une lueur blafarde

Eclaire faiblement l'intérieur de l'isba.

Sur une étagère, Les icones veillent.

Autour de la table, trois enfants autour du père

dont le visage austère exprime la détermination

Des  hommes que le destin accable.

L'enfant tient un crayon entre ses doigts transis.

Il dessine un aigle aux ailes déployées.

Il cherche avec passion à le rendre vrai,  

Conforme à son rêve. Dans l'effort

Des larmes perlent au bord de ses paupières.

Sa soeur aînée est penchée sur le Grand Livre Sacrée

Largement ouvert,  éclairé d'un bougeoir d'argent,

Vestige d'une opulence perdue, comme le tapis à ses pieds,

Comme sa jupe chatoyante et la veste cintrée bordée d'hermine. 

Dehors, une blancheur spectrale. L'éternité...

La nature pétrifiée. Rien ne bouge.

LE PENDU

La cadette, la tête appuyée au creux de sa main.

Contemple l'image d'un Tarot très ancien : 

Un homme pendu à une poutre par les pieds.

Le père, rompant le silence,   interroge :

- Quel est donc le message, ma fille?

- Le Pendu explique la jeune fille avec simplicité.

"Parabole du sacrifice librement consenti.

"Nous devons nous y soumettre, Père.

"Les médecins ont englouti notre fortune

"Mais n'ont pas sauvé notre mère.

Maintenant, nous sommes pauvres en biens,

"Mais riches des souvenirs que nous avons d'elle". 

L'enfant s'étonne de ce mot  "parabole" . 

Sa soeur improvise un conte

Que tous écoutent avec grande attention

"Dans une forêt profonde vit un bouleau, solitaire.

Il s'élève haut dans le ciel et voit des choses

Que que les humains ne voient pas.

Il n'a d'ami que ton aigle, Sacha."

Les yeux de l'enfant s'illuminent. Il s'exclame : 

"Comme les sives!" Ils volent très haut dans le ciel 

Et sont aussi amis des bouleaux".

On sourit à l'enfant sans relever le propos.

Soudain, il s'attriste. Maman n'aimait pas

Qu'il imagine des choses qui n'existent pas.

Mais il n'y a plus de maman; il ne sera pas grondé.

Il regarde le  père du coin de l'oeil et se rassure.

 

L'homme est loin ; il ne  voit plus son fils.

Son regard sombre dans l'abîme d'une âme tourmentée.

Les deux soeur retournent à leur méditation.

L'enfant retourne à son rêve.

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LAME XII - Tarot de Visconti-Forza  Italien XVème s. 

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12 février 2018

Le fol et le Sage

Mon père nous emmenait quelque fois au cinéma "L'Aviatic" au Bourget. On donnait une séance le samedi soir et une le dimanche après-midi. Je devais avoir 11 ans lors de cette séance où la foule se bousculait au guichet . Ingrid Bergman et Gary Cooper; personne ne voulait manquer ça. Le film "Pour qui sonne le glas" , tourné en 1943, paru en France en 1947 , arrive début année cinquante dans les salles de banlieue. Du film, je ne me souviens de rien. Je me souviens seulement des retours dans la nuit. Le parcours à pied jétait long pour nos petites jambes; nous marchions les yeux fermés, dans un demi-sommeil.

"'Le Monde des Livres" de juillet/août 2011 présente Hemingway comme un "reporter lucide et généreux" dans un article daté du 23 mai 1970...A propos de ses romans, pas un mot. Dans la biographie de Mathew Bruccoli parue chez Vertige en novembre 1985, un chapitre  "Paris et Ernest Hemingway" rapporte que le projet de Fitzgerald

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débarquant à Paris était de rencontrer Hemingway. Un beau jour, Scott entre au "Dingo Bar" et se présente à Hemingway, attablé devant un verre. 

Dans "'Paris est une fête", parus avant sa mort après plus de trente ans de gestation, Hemingway égrène ses meilleurs souvenirs parisiens. Dans le chapitre intitulé "Scott Fitzgerald",

 

Hemingway raconte en détail l'histoire rocambolesque d'un voyage qu'ils entreprirent ensemble à Lyon où Scott avait laissé sa voiture et souhaitait la ramener à Paris. A cette occasion, Ernest ne subit que des déboires . Scott n'arrice pas au départ du train; il fait le  voyage de son côté et descend dans un hôtel sans en avertir Ernest qui l'attend dans un autre. Ils font le voyage de retour à Paris dans un voiture sans toit sous une pluie battante, sans imperméable... En complément de tous ces désagréments, Scott se prétend soudain malade, ne parle plus que de congestion pulmonaire, contraignant Ernest à jouer les garde-malades.

Scott lui donne l'impression d'être un individu alcoolique, au compùortement imprévisible, agravé par l'excentricité de sa femme. Pourtant, il est admiratif devant l'homme distingué et l'écrivain talentueux. Un remarque de Frédéric Beigbeder lors d'un interview :"...Ce serait mentir que de prétendre qu'on lit Francis Scott Fitzgerald sans penser à son smoking, à sa femme et à ses voitures" .(2) C'est dire l'intérêt que les lecteurs portent autant à son style de vie qu'à son écriture.

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Les deux homme n'ont pas grand chose en commun, sauf parler littérature et boire des verres alcoolisés. Scott, propulsé dans le monde littéraire grâce à l'accueil triomphal de son livre"Gatsby le magnifique" . , jouit pleinement de son succès et dépense sans compter, tandis qu'Ernest s'essaie prudemment à l'écriture de romans et mène une vie parcimonieuse . "Dès le début de leur amitié, le célèbre Fitzgerald fut intimidé par Hemingway, impressionné par son talent et sa réputation de héros de guerre".

Ernest menait avec sa femme Hadley une existence discipliné, vouée à l'écriture, jusquj'à l'irruption dans leur vie du couple Fitzgerald. Ernest note que Zelda est jalouse du succès de Scott et l'amène à se saouler ùpour l'epêcher de travailler! 

La Closerie des Lilas 171 Boulevard de Montparnasse est le refuge d'Hemingway lorsqu'il veut être tranquille our travailler. Il y croise Scott et d'autres visiteurs célèbres. Ils se rencontrent aussi à l'American Express  11, rue Scribe .  Scott et Ernest deviennent intimes, échangent leur ùpoint de vue sur l'écriture, se donnent des conseils. Scott n'a jamais eu d'autres partenaire que Zlda dont il est très a!moureux. Il trouve sa verge  anormalement courte. Ernest le rassure jusqu'à aller dans les toilettes la mesurer . Ils vont ensemble au musée du Louvres pour observer la nuidité des nus grecques. Les deux couples se fréquent également à Juan-Les-Pins, en 1926. Ils se voient chaque jour. Ernest se laisse influencer par Scott pour le contenu de son roman "lLe soleil se lève aussi".

C'est au 27 rue de Fleurus à Paris que se situe le magnifique appartement de Gertrude Stein. Le coule Hemingway se rend chez elle le 8 mars 1922. Scott y est invité en 1925, année de la publication de "Gatzby" . Gertrude Stein reçoit des artistes, peintres et écrivains. Le peintre américain Edward Hopper (3), lors de son séjour à Paris a entendu parler d'elle. Il note  :"Je n'étais pas assez important pour qu'elle me remarque". "Le Monde des Livres" du 7 octobre 2011 (4) la désigne comme "mécène des peintres et des écrivains du début du XXème siècle" Le Grand Palais expose sa collection de peintures en janvier 2012.

A la fin de la Deuxième guerre mondiae, Hemigway revient en Europe. Il prend la tête d'un petit groupe de combattants, obtient une rencontre avec le Général Leclerc . Il veut tout simplement libérer le Bar du Ritz! Nanmoins, il suit l'Armée pour couvrir la "bataille des Ardennes". Malade, il est hospitalisé ùpour une pneumonie. Scott meurt en 1940 de maladie. Il a 44 ans. Menacé de cécité à cause du diamète, Ernest se suicide en 1961  

"La fêlure", "Tendre est la nuit", "Eclats de paradis", "un diamant gros comme un Ritz" , j'aime tous ses livres.

J'aime aussi la plupart des romans d'Hemingway :" Paris est une fête", "Le jardin de'Eden", "Les neiges du Kilimandjaro", "L'adieu aux armes", "Le soleil se lève aussi". Je n"ai jamais revu le film "Pour qui sonne le glas" et je ne sais pas ce faisait courir les foules. J'ai détesté le roman.

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Ouvrages consultés:

Mathew J. Bruccoli : "Fitzgerald, sa vie, sa gloire, sa chute".

Wikipedia

Le Monde des Livres - 22 juillet 2011;  16 septembre 2011 (en titre les livres qui nous aident à vivre), 7 octobre 2011.

Voir les textes sur ce blog "Les rôdeurs de nuit" 

 

 

 

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06 février 2018

Allopathie ou naturopathie, mes errements

7 décembre 2006

A mon retour d'une randonnée dans les Pyrénées, j'observe  une plaque rougeâtre sur le ventre. Nous sommes en avril 2OO6. Je ne consulte la dermato qu'en septembre 2006.

Françoise Costello - Résidence du chemin vert - Bat.2 Domont 95330 procède à une biopsie, qui est analysée par le Lab. histo-pathologie, 56 rue de la Roquette 75545 Paris. Diagnostic: un "granulome annulaire". Le Dr. Costello prescrit  une pommade à la cortisone. 

12 mars 2007

 Début janvier 2007,  au réveil,  mes mains sont gonflées. Je consulte la rhumatho à l'Hopital Simone Veil de Montmorency qui me prescrit une série de radios. Je ne donne pas suite la rhumato étant agressive, limite hystérique...

 26 mars 2007

Je prends contact avec le Dr. Lallouche à l'Institut de l'Appareil locomoteur Nollet,23 rue Brochant 75017 Paris, lequel m'a été conseillé par une amie dont la maman souffre de polyarthrite. Il me prescrit 15mg de cortisone pendant 2 semaines, puis 10mg. Je ne donne pas suite.

Je me tourne alors vers le Dr. Hang Korn EA. Hôpital Lariboisière qui me prescrit 10mg de cortancy+Diffuk gel. Il adresse une lettre (que je juge fantaisiste) à mon médecin généraliste Dr. Saladin, rue Pasteur, 95330 Domont selon laquelle il aurait prescrit 20mg de cortancy, + lodalès. Fait état d'un "éruption érythémateuse centrifuge" du tronc. Décrit les symptômes "polysynovites" : douleurs nocturnes, sensation "grains de sable" oculaires, etc . Mentionne un traitement de cortancyl 20 mg (fantaisiste) pendant 5 jours à partir du 21 mars.

-Conclut à une polyarthrite débutante . M'hospitalise pendant 3 jours pour observation.

18 AVRIL 2007

Sortie de Hôpital Lariboisière. 

Diagnostic : polyarthrite non évolutive - granulaire du tronc

Traitement : Cortancy 5mg/j + plaquénil+ voltarène

Rapport du service de sérologie bactérienne de l'Hôpital Lariboisière : Maladie de Lyme : Borrella Burdorferi. Détection des IgG : "Elisa Dad Behring" POSITIVE . Détection des Igm "Elisa Dad Behring" NEGATIVE. 

Dans un courrier de cette date, Pr Lioté médecin prescripteur annonce qu'un échantilon de sérum sera envoyé à l'Hôpital Mondor pour investigations complémentaires. A l'Hôpital Mondor que je contacte par téléphone, personne n'est au courant de ce test.

4 avril 2007

Suite à mon hospitalisation des 10/13 avril 2007 à l'Hôpital Lariboisière, le Dr. Hang Korn EA.rédige un rapport avec copie au Dr. Saladin et Dr. Bertail Hôpital St. Louis. Il mentionne des examens immunologiques qui seraient négatifs (alors qu'ils n'ont pas été pratiqués). Confirme une sérologie de Lyme positive* en IgG. , mentionne le test WESTERN BLOT  qui serait en cours d'analyse à l'Hôpital Henri Mondor (je n'ai jamais pu joindre qui que ce soit au téléphone au courant de WESTERN BLOT.

Mon médecin traitant introduit PLAQUENIL + CORTISONE 5mg/j et préconise une biopsie à St. Louis avec le Dr. Bertail ( n'a pas été exécutée).

26 mai 2007

 Je consulte à nouveau le Dr. Hang Korn E.A.. Il me prescrit TOLEXINE - de source Internet conviendrait pour la Maladie de Lyme

20 Juin 2007

Je note "fin du traitement TOLEXINE" . Je consulte mon médecin traitant Dr. Saladin. Son avis est que la maladie de Lyme est neutralisée après le traitement "TOLEXINE" .

27 juin 2007

Le Dr. Hang Korn EA adresse un courrier au Dr. Saladin. Extrait :

"Le traitement par Doxycycline en raison de la sérologie positive de Lyme confirmée par le Western Blot * n'a pas eu d'effet sur les Arthragies. Préconise une radiograhie pulmonaire. Propose des entretiens psychiatriques (!). Le Dr. Hang Korn EA préconise d'introduire le Méthotraxate, associé à du "specia foldine" après radiographie pulmonaire. Je ne donne pas suite.

Ma relation avec l'Hôpital de la Riboisière s'arrête là.

17 JUILLET 2007

 3 semaines de cure à BARBOTTAN. 

Je commence à me supplémenter avec des gélules : huile de foie de morue, harpagophytum, prêle, lactibiane, sélénium en ampoules.

Sur prescription du Dr. Saladin, je suis toujours  sous lodales, ce qui m'oblige à vérifier régulièrement les effets sur mes yeux.  J'arrête le lodales le 8 mai 2008.

17 janvier 2008

Je consulte le Rhumato Nobillot, Saint-Denis que m'a conseillé le Dr Saladin. Il me facture 155E . Me propose Methotraxate pendant quelques mois, après quoi, il me mettrait sous anti-tnf

Je ne donne pas suite.

14 février 2008

Je consulte le Dr. Auberger 70, av. Jean Jaurès à Domont. me prescrit Plaquénil + Cortancyl 5mg/j. Je le revois le 13 mars. Me prescrit Plaquénil+Cortancyl. cacit vit.D". Adjoint Actionel 35mg. Après avoir lu la notice je m'en dispense. 

Je le revois le 13 juin, même ordonnance. Il me prescrit une analyse sérologique . Résultat du 10 mars 2008 "test au latext : Négatif; réaction du Walter rose : négatif.Le Dr.Auberger ne fait pas de commentaire à ce sujet.Je ne le revois pas.

2 avril 2008

Suite à un article publié par "Pratiques de santé", je contacte le Dr. Galy qui pratique la micro-immunothérapie. Il me prescrit un nombre impressionnant de produits, en majorité homéopathiques en provenance de Belgique, ainsi que des analyses très détaillées que les labos de proximité sont incapables d'exécuter. La confusion est à son comble  et je me fais éjecter des labos. Coùt de l'expérience 463euros. Je ne donne pas suite.

Cure de 3 semaines à Saint-Amand- les Eaux. Pas de résultats sur les douleurs.

15 février 2009

Une analyse de cheveux réalisée par RWB Analub Lab. SA,  rue de Monruz 16-CH-2001 Neuchatel révèle un taux de mercure 5 fois supérieur à la normale (!).

HAO Pi, distributeurs de produits naturels met un thérapeuthe à ma disposition pour me prescrire un traitement au téléphone. Frank Bastien 06604237 préconise trois étapes : 2 mois "désintoxication", 2 mois "revitalisation", 2 mois "stabilisation". J'achète les gelules et respecte le traitement à la lettre sans obtenir de résultats visibles.

25 mars 2009

Je consulte le Dr. Maury à l'Hôpital Cochin, en-tête du palmarès selon le classement du Nouvel-Observateur, six mois d'attente. Me prescrit Plaquénil + Orocal D3

A sa demande, je fais analyser des prélèvements sanguins. Je relève Test au Latex: négatif. Réaction au Waaler Rose: négatif.   

Pas de commentaire du Dr Maury qui prolonge le Plaquénil.

2 septembre 2009 - même ordonnance 

17 février 2010 - même ordonnance.

Je ne revois plus le Dr. Maury

3ème cure thermale en avril 2010 à Bains-les-Bains. 

16 novembre 2011

Apparition d'un Zona. Traité dans les huit jours.

28 mai 2013 

Je prends contact avec le Dr. Keros (auteur d'un essai sur l'osthéoporose). naturopathe non conventionné 18bis Bd Gouvion St-Cyr 75017PARIS. Il me prescrit des compléments alimentaires sous forme de gelules.  

18 septembre 2013

Je revois le Dr. Keros. Résultats de l'analyse sérologique du 19.08.2013

Anticorps Lyme IgG : positif

Anticorps Lyme IgM: Négatif

Confirme  la maladie de Lyme. Ne prescrit pas le test Western Blot. Traitement à renouveller 5 fois . Attire mon attention sur mon Ph qui n'est pas équilibré (Ph indice d'équilibre Acide/base)

Je ne reprends pas rendez-vous.

Je m'inspire de l'éthique du Dr. Keros pour me supplémenter en gélules de médecine naturelle : levure de bière, prêle, harpagophytum, ginko biloba, reine des prés, chlorella, etc. Je commande sur les catalogues des labos en médecine naturelle en toute tranquillité (le coût mensuel est assez important +/- 300euros. )

Octobre 2013

Je consulte le Dr. Morel pour des démangeaisons sur le tronc. Il me consulte superficiellement sur un mode désinvolte. Ordonne une biopsie exécutée dans sa clinique des Champs Elysées. Les prélèvements sont analysés par le Centre pathologique de la Roquette. Trois diagnostics sont proposés : mycosis, fongoïde, Lyme (avec un point d'interrogation) . Le Dr. Morel se décide pour un lichen scléro-atrophique cutané et me prescrit 2 tubes de Betheval (contient de la cortisone) . Le Dr Morel fut le chef dermatologique de l'Hopital St. Louis, le supérieur du Dr. Bertail. Au regard de la façon de gérer ma maladie, il m'a tout l'air d'être un imbécile. 

Fin Octobre 2013

J'apprends que le Dr. Peronne a publié un site sur Internet "Le professeur Peronne lève le voile". Débordé de demande, il ne reçoit que les patients de son département.  Sa secrétaire me dirige vers le Dr. Teulière, son assistant, spécialiste de la maladie de Lyme, non conventioné. Honoraires 80euros.

Prescriptions : 3 phases d'antibiotiques avec intervalles de 20 jours. 

Première phase de 20j : Zithromax 250mg, Fluconazole 50mg, Plaquenio, Flagyl 500mg .

Deuxième phase de 20j: Tetralysal , EPP, Flagyl 500 mg, Plaquenil

Trsoisième phase de 20j : Cefuroxime axetil , Flagyl 599 mg, Plaquénil 200mgk Fluconazole 50 mg

avec addition de lactiblane+Ergyphilus

J' interroge le Dr Teulière  par téléphone sur le contenu de la 3ème phase, il me répond  sèchement disant ce traitement est ce qu'il prescrit  "A TOUT LE MONDE". (!) Ecoeurée , je zappe la troisième phase . Je ne revois plus le Dr. Teulière. 

Dans un article du Monde du 30 sept.2016, le Ministre de la Santé Marie France Touraine a rendu public un plan national de la lutte contre la maladie de Lyme. Pas de nouvelle à ce sujet.

2 juin 2014

Je contacte le labo BJHSA sarl 627 chemin dela Charette 73209 Albertville Cedex. Je commande un flacon d'AROMA TIC BIO" , "Draine Hepat 100gel, Hepat Bio Flacon ùpour 113,50 euros un traitement que je renouvellerai tous les mois jusque septembre 2016.

BJHSA préconise trois phases :

Semaine 1° : drainage hépathique  (Hepat + DraineHepat)

Semaine 2 : Désacidification (Aromabase-aromatic)

Semaine 3 : traitement spécifique (aromatic) les doses et l'échelonnement sont spécifiés sur un document très précis. (Borréliose - Protocole niv.3A prog.) 

Je n'ai pas fait procéder à un contrôle biologique après ce traitement de plusieurs mois.

4 novembre 2015

Sur ma demande téléphonique avec le Lab ORONALIA 34, rue Neuve Remich-Luxembourg L550 , un responsable Christian GAFA, me propose un traitement par mail pour la maladie de Lyme :

1/ AC50 1gel le matin,1 gel le soir 1/2 avant les repas.

2/ serraeptase 105.000 idem, au moment des repas.

3/uncaria rtomentosa 1ge. 3fois par jous.

Traitement suivi jusqu'en oct.2017 avec des variantes. Facture de base/mois : 179euros.

9 novembre 2015

Dr. Demazières rédige un courrier  exposant mon problème, à savoir un "prolapsus sur cystocèle de stade 1, voir 2, ainsi que l'impériosité de fuites urinaires. Dr. Demazière souhaite un avis sur "une sanction chirurgicale ou pose d'un pessaire". Munie de cette lettre, je consulte un urologue et un gynéco de Domont. Ils ne donnent pas suite. ...Je consulte également gynéco et urologue , les frères Martinache, à la Clinique Saint-Bernard d'Ermont. Une  "Echographie rénale et pelvienne" m'ait cependant prescrite, le 19 novembre 2015. 

25 mars 2016

Brisée par des douleurs insupportables et désorientée par le manque de réactivité de ces médecins J'appelle la CLINIQUE DE DOMONt. J'apprends que le Dr. SAADE.A , chirurgien urologue,  opère dans ses murs. Je contacte le Dr. SAADE A. Il me convoque en consultation de toute urgence, à la suite de quoi il établit une ordonnance en vue de mon admission au bloc avril 2016. Après l'intervention chirurgicale, je ne ressens plus de douleurs.Je revois le Dr. SAADE pour l'introduction d'un pessaire.  

Le Dr. Saade suggère une intervention dans un deuxième temps pour maintenir la vessie par des bandelettes. Opération qui se fait couramment.Je ne donne pas suite. car je ne souhaite pas prendre de décision hâtivement bien que le Dr.  SAADE m'ait traitée avec humanité et que j'aie toute confiance en ses compétences.  

Fin 2016

Je  consulte le Dr. A.Sadfi  Gynécologue-Obstétrique - 11 rue de l'Arrivée Enghein-Les-Bains 95880. Le Dr A.Sadfi , d'accord avec moi, se propose de poser un pessaire pour retenir la vessie en place. Nous convenons ensemble que le pessaire  sera changé tous les trois mois (un roulement de deux pessaires sera suffisant). 

Le processus me donne satisfaction et nous en restons à cette solution  pour le moment.

Le suivi des symptômes de la maladie de lyme continue à mobiliser ma vigilance, les douleurs rhumatismales bien sûr, les déformations et pieds et des mains, et surtout une grande fragilité dermique ; je souffre de démangeaison insupportables.

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Voir "La borréliose dans tous ses états." sur le blog 18/O1/2014

 

 

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06 janvier 2018

Destins croisés

En mai 1933, après l'accession d'Hitler au pouvoir, de nombreux écrivains et artistes s'expatrient en France, destination Sanary, près de Toulon. Certains y séjournent quelques semaines, d'autres des mois, quelques-uns des années. Franz Hessel a soixante ans lorsque Aldous Huxley qui possédait  depuis 1929 une villa à Sanary et qui travaillait désormais pour Hollywood,  l'invite à séjourner sur les bords de la Méditerranée. Franz Hessel retrouve de nombreux amis dans ce petit village. Malade des suites de son internement au camp des  Miles*, il meurt en 1941. Franz et son fils Ulrich s'étaient retrouvés derrière les barbelés en compagnie de trois mille cinq cents autres détenus. Parmi eux se trouvaient d'autres "apatrides" , des anciens des Brigades internationales de la guerre d'Espagne, et des Juifs de l'Europe de l'Est. Après son évacuation, Franz Hessel est épuisé , les fatigues et les privations endurées au camp lui sont fatales, son coeur est malade.

EXIL EN PARADIS

La vie à Sanary a été racontée par Manfred Klügge dans  "Exil en paradis", comme une petite colonie d'intellectuels concentrant le génie des lettres en langue allemande dans le périmètre d'une modeste localité alors inconnue tous. Un paragraphe intitulé "Autour de Franz Hessel"  le présente comme celui qui rassemble les plus grands esprits de l'époque.  L'Allemagne lui doit les versions en allemand de Balzac, Baudelaire, Stendhal, Julien Green et bien d'autres. La traduction de Proust "A la recherche du temps perdu" lui donne l'occasion de collaborer avec Walter Benjamin, un intellectuel juif, tiraillé entre Marxisme et Judaïsme,  fortement influencé par son ami de toujours Gershom Scholem . "Le Monde des Livres" publie un article "Scholem-Benjamen : l'exil et l'amitié", à propos d'un recueil de correspondances entre les deux amis.Leur destin diverge lorsque Gershom Scholem émigre en Palestine pour se consacrer à l'étude de l'Hébreux et mettre en chantier son ouvrage "Les grands courants de la mystique juive"

De son coté, Hannah Arendt fait paraître une brève analyse  "Walter Benjamin - 1892-1940",  alors que les Editions "Pluriel" publient en 2001 les souvenirs de Gershom cholem "Walter Benjamin, histoire d'une amitié".La correspndance de Walter Benjamin témoigne à plusieurs reprises des liens qui l'unissaient à Franz Hessel. Il éprouvait à son égard un mélange d'admiration et de fascination, comme tout ceux qui l'aprochèrent.

Le fils de Franz, Stephane Hessel, jeune homme de 24 ans, en route pour rejoindre les "Forces Françaises Libres" à Londres, via l'Algérie, est sans doute l'un des derniers à avoir vu Walter Benjamin vivant, en été 1940.  Dans un entretien récent avec Laure Adler , il évoque un homme complètement abattu, meurtri et désespéré. Bejamin se suicide à Port Bou, alors que traqué par les nazis, il était sur le point de passer la frontière espagnole.

Un personnage fut à l'origine d'une troublante affaire. Henri-Pierre Roché, critique d'art et écrivain. Dans un roman édité en 1927, il reconstitue son aventure amoureuse triangulaire avec le couple Franz et Helen Hessel. François Truffaut éprouva une manière de coup de foudre lorsqu'il découvrit le livre en 1955. Il fut le confident de H.P. Roché et réalisa le chef-d'oeuvre cinématographique que nous connaissons , lui donnant le titre de "Jules et Jim", 

destin croisé

Helen Hessel épousa H.P.Roche en 1922.  Elle mourut à 96 ans. Elle fut enchantée du film de Truffaut,  sorti en 1962.

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*Le camp des Milles était un camp d'internement et de déportation français, ouvert en septembre 1939, dans une usine désaffectée, une tuilerie, au hameau des Milles sur le territoire de la commune d'Aix-en-Provence. Wikipédia

 

 

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05 décembre 2017

Sans un adieu...

J'ai fait sa connaissance pendant les vacances. Il était réceptionniste dans l'hôtel. Le matin, je me rendais au buffet, allais m'asseoir avec mon plateau dans une petite salle à manger presque toujours déserte que j'avais choisie pour être tranquille avec ma  chienne. Lui était occupé à l'accueil , assurait l'approvisionnement du buffet, inscrivait les réservations téléphoniques. Le lieu était de modestes dimensions ; je le croisais tous les jours.

 Dès les premiers échanges, le ton fut familier, enjoué. Nous parlions de tout, de mes promenades dans la ville, de nos lectures aussi : Proust , Dostoïevski, Irving Yallom. Il prenait le temps de se raconter. Quelque chose dans ma personne lui rappelait une aïeule  morte récemment dont il avait été tendrement aimé. Il avait assisté à ses derniers moments. Elle était pieuse; ensemble, ils discutaient religion. Il évoquait une période de son passé quand il était musicien.Il sortait de dix ans de psychanalyse et avait vocation de devenir lui-même psychanalyste. A 42 ans, Il allait entreprendre une formation dans une université de Rennes. La perspective de quitter Le Havre le rendait morose .

 Il se tissait entre nous une intimité profonde, secrète. Il posait sur moi un regard attentif, heureux toujours, fasciné quelquefois. La veille de son départ (du mien aussi) Il me proposa de le rejoindre dans le bureau de réception au rez-de-chaussée, silencieux et désert en début de soirée. Nous nous sommes assis de part et d'autre d'une grande table qui occupait la pièce. Il parlait , je l'écoutais. Il avait apporté sa guitare, jouait quelques notes. Seule sa grand-mère appréciait sa musique, disait-Il.

 Mon fils, qui avait fait sa connaissance, l'avait impliqué à mon insu dans une stratégie à propos de mon aniversaire pour me faire la surprise. Il devait inventer un prétexte pour que je me rende dans un restaurant précis à une date et une heure données. Lorsque j'arrivai à l'endroit désigné, toute ma famille m'attendait pour un somptueux repas. La fête fut un succès. De retour à l'hôtel, il se tenait  sur le seuil et rayonnait, heureux de  partager mon bonheur d'avoir été la reine du jour, ravi d'y avoir contribué. Une expérience amusante quasi familiale qui nous avait rapprochés davantage.

 L'idée que j'allais quitter l'hôtel le navrait. Il souhaita prolonger nos échanges par mail, envoya son adresse sur ma messagerie, et inscrivit ses coordonnées postales sur mon agenda pour recevoir les livres que je lui avais promis. Au moment de me quitter, à l'issue de cette dernière soirée, il s'est penché sur mon visage en disant « Je vous fais un bisou ».

Nous avons échangé quelques courriels, chacun dans son rôle, Lui, un homme jeune, chéri d'une grand-mère disparue; moi, une reviviscence de la défunte. Le ton était à la confidence et sonnait juste. Son écriture, d'une sensibilité bouleversante, me submergeait d'émotions; exaltée par des promesses qui ne laissaient pas de place au doute : « Savez-vous quand vous reviendrez au Havre? J’essaierai de me rendre disponible pour vous rencontrer à nouveau. » Je proposais des dates. Il se décida pour fin août.

C'est ainsi qu'il m'a embarquée dans une  « love Story » . Je fus ce qu'il attendait de moi. La sincérité qui ressortait de son écriture suscitait mon empathie. J'étais conquise, en proie à un exaltation au-delà du raisonable. J'imaginais une étreinte à la descente du train,  un élan généreux et fraternel, tel Esaï et Jacob dans un verset que je citai « Gen 33:4 Ésaü courut à sa rencontre; il l'embrassa, se jeta à son cou, et le baisa. Et ils pleurèrent. » 

 Le 15 juillet – extrait, de lui à moi

 « Soyez sûre que je vous donnerai des nouvelles en rentrant, début aout, .....Et croyez en ma plus profonde affection et en ma plus sincère bienveillance. Si je pouvais à l’instant vous prendre dans mes bras, je le ferais. »

 Puis, plus de nouvelles, plus jamais. 

 De moi à lui : « dans votre courrier du 15 juillet, Vous aviez prévu un rendez-vous les tout derniers jours d'août , ce que vous avez sans doute déjà oublié.  J''irais même jusqu'à imaginer, là, au moment même où je vous parle, que vous avez carrément tourné la page...Sans un adieu! »

 De moi à lui, dernier message :

 « Vous vous souvenez peut-être de moi . ........Vous aviez souhaité me revoir et même proposé une date. Vous n'avez pas donné suite, ce qui m'a amenée à me questionner  :  " Qu'y avait--il de vrai dans ce que vous m'avez donné à croire?"   A la lumière de ce que j'ai pu apprendre récemment à propos des comportements  bi-polaires, je comprends que je me suis fourvoyée... Bien à vous. »  

 Son psychanalyste lui avait conseillé une lecture : « La Parabole du Grand Inquisiteur «. J'ai retrouvé le texte dans le roman de Dostoievski, « Les frères Karamasov ». Je me plais à penser que les frères Ivan et Aliocha donnent la clé du comportement bi-polaire. Aliocha, un caractère noble, une âme innocente, Ivan le rationel qui se pousse en avant, tourné vers l'action.

Je crois aux  " Etats multiples de l'Etre"*. L'enchantement qui m'a été donné de vivre, en symbiose avec cet être merveilleux mais pervers, fut l'expression authentique de son  intériorité, une parenthèse hors de toute normalité. Pour moi, un paradis perdu. Selon Lou Andréas-Salomé**  : « Nous sommes tous poètes plus que des êtres de raison. Ce que nous sommes au sens le plus profond, en tant que poètes, dépasse largement ce que nous sommes devenus...". 

Comme Lou, je ne suis pas vraiment être de raison, laissant une part de moi-même s'échapper vers l'irrationnel. Extrait d'un recueil de poèmes oubliés depuis 1972 dans un vieux journal intime, et publié récemment sous le titre "Jours insensés".

"Le fruit de l'hiver, amer et dur***

Tombé avant sa mort

Sur le sol martelé,

Roulé dans la poussière

Des routes insolites

Tente encore le chercheur

De destinés fugaces.

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(René Guénon 1932),

**Lire sur le blog :"Une femme remarquable" Lou Andréas-Salomé

***" , Poèmes de Marie Furcajg recueillis par  J.Serne (Raleigh U.S.A.) et publiés sous le titre "Jours insensés",

 

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03 décembre 2017

New York Movie

Edward Hopper disait à ses amis :"Quand je n'ai pas envie de peindre, je vais au cinéma une semaine ou plus. Je suis un vrai fan du cinéma." Le tableau "New York movie" témoigne de sa fascination pour les salles obscures en nous introduisant dans une des plus prestigieuses de New York. Il nous donne à voir un angle du parterre, jouxtant le hall d'accueil. 

Côté salle, un décor sompteux : bas-relief massif, lourdement sculpté , encastré dans un mur; une colonne dionysiaque de pampres pétrifiés et dorés, plantée sur un socle, se dresse jusqu'au plafond ; un rang de globes de verre couleur d'ambre, enchâssés dans d'énormes plafonniers, diffuse une lueur crépusculaire.

Côté accueil : le sol et l'escalier décorés d'un tapis aux motifs bleus à volutes. Une lourde tenture pourpre , retenue par deux embrasses torsadées, protège ce santuaires des bruits  de la rue. On franchit le seuil de ce lieu magique avec déférence, chuchotements et pas feutrés.

Adossée au mur, l'ouvreuse se tient debout, dans la lumière crue d'une applique à trois lampes. Profondément songeuse, les bras étroitement serrés contre son buste, sa main droite pâle et fine appuyée contre sa joue, la tête inclinée, trop lourde, comme sous le poids d'un drame intérieur. Grande, frêle, chevelure blonde tombant en rouleaux souples sur les épaule, Emmy (1) est une jeune femme très élégante. L'uniforme est founi par la Compagnie : pantalon bleu-marine, parfaitement ajusté au corps, souligné sur les côtés d'un galon rouge. Elle est à l'aise dans ses escarpins à lanières qui laissent ses pieds respirer. Ses petits pieds, elle en prend soin. Son rêve, faire une carrière de danseuse.Elle fréquente avec assiduité une célèbre Ecole de ballets. A vingt-six ans, elle travaille avec acharnement, ayant à rivaliser avec des concurrentes plus jeunes.

newyork-movie

Le film a commencé. On distingue un couple dans la pénombre, à l'extrémité du deuxième rang, bien calé dans de confortables fauteuils: l'homme, front dégarni, col blanc, veste sombre ; la femme en chapeau. Les sièges arrières sont vides. On donne "Les temps modernes" . Le film tourne dans les salles depuis trois ans. La Compagnie espérait plus d'affluence mais l'engoument du public pour Charlie Chaplin s'épuise; le parlant commence à supplanter le muet. Un nouveau genre est né qui fait courir les foules : les comédies muusicales. Ginger Roger et Fred Astaire enthousiasment les New Yorkais! On veut s'amuser, ne plus penser au travail dans les usines, aux logements insalubres et exigus.

La faible fréquentation de la séance n'est pas ce qui  préoccupe Emmy, bien qu'elle soit déprimée d'avoir à travailler chaque soir dans un environnement désuet. Un dilemme la tourmente. Son maître de danse lui offre un rôle dans un ballet en création. Il ne manque plus que sa signature en bas du contrat. Pourtant, elle ne peut pas se réjouir. Harry, son impresario et compagnon des bons et mauvais jours est malade et doit partir se soigner dans le Middle West. Ils vivent des heures d'angoisse à l'idée de se séparer. Plusieurs solutions sont envisagées au cours d'interminables discussions, mais rien n'est décidé.

Seul dans son compartiment Harry nourrit l'espoir qu'Emmy le rejoindra. Il rêve: ils se retrouveront, c'est sûr; dans six mois peut-être. Il refera son apparition dans le mond artistique  en pleine forme, une ébauche de comédie musicale dans ses carnets, avec Emmy comme vedette.

 

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(1) Emy apparaît dans une nouvelle de Scott Fitzgerald dans le recueil "un diamant gros comme le Ritz".  Ed.Pocket

 

 

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29 novembre 2017

Une femme remarquable

 Il est des lectures qui vous amènent à la croisée des chemins. Que vous regardiez d'un côté ou de l'autre , les paysages qui s'offrent à vous sont familiers, là s'écoule la poésie, plus loin s'élève la philosophie, plus bas dans la vallée se niche la psychanalyse. Les champs d'investigation sont ouverts et votre curiosité peut se promener à loisir, sans fatigue et sans effort dans un espace sans clôtures,sans bornes ni barrières. Au carrefour des expériences existentielles , dans le "ici et maintenant" , Lou vous prend par la  main et vous fait visiter des sentiers qui n'appartiennent qu'à elle, mais qu'elle  partage avec vous. Il en est ainsi lorsque vous ouvrez sa biographie "Ma Vie". Prenez une page au hasard et vous plongez dans l'univers d'un quotidien qui est le sien mais qui pourrait aussi être le vôtre, tant sa manière de décrire ses expériences  est proche de ce que vous pourriez en dire vous-même. Dans sa simplicité, elle vous donne à croire que votre vécu pourrait, comme pour elle, avoir la même force, la même profondeur, la même lucidité  sur ce que vous êtes vraiment vous-même, puissiez-vous avoir comme elle , le souci d'authenticité, sans complaisance pour les faiseurs de morale. Elle vous englobe dans ses réminiscences et ses analyses et parle avec vous en dialogue direct.  

 "Nous sommes tous poètes -dit-elle- plus que des êtres de raison.

Ce que nous sommes au sens le plus profond, en tant 

tLou

que poètes, dépasse largement ce que nous sommes devenus..."

Voilà qu'elle vous rappelle à la nécessité  de vous laisser porter par cette intuition  qui, si vous arrêtiez un instant pour l'écouter , vous ramènerait en ce lieu enfoui  de vous-même où sommeillent vos aspirations les plus secrètes , dans l'attente d'être éveillées et ramenées à la conscience. Elle s'adresse à vous sans emphase , dans un style dénué de toute préoccupation narcissique, de toute prétention littéraire, de toute imprégnation idéologique.

Personnalité hors du commun, Lou fut un pôle d'attraction pour les intellectuels qui ont marqué son époque, mais elle échappe à tous. Sa vie, elle la construit comme on construit un roman, avec des rebondissements, des expériences chaotiques, comme par exemple sa co-habitation  avec Nietzsche et Paul Ree, son mariage bland avec l'orientaliste Friedrich Carl-Andreas, sa relation maternante avec le poète Rainer Maria Rilke. Les trois hommes qui ont jalonné son existence et partagé son intimité se sont brûlé les ailes. Maladie mentale et physique de Nietsche, écartelé entre Lou fascinante de liberté et Madame X...née Nietzsche, sa soeur  et chaperon, fanatiquement conformiste, dont l'époux était acquis à la propagande antisémite. Nietsche qui, témoin de l'agonie dans la rue d'un cheval blessé, bascule définitivement dans la folie. 

Paul Ree, ami de Nietsche, se sépare de lui lorsqu'il rencontre Lou, désespéré que leur projet de vie à trois ait échoué. Il s'éloigne et meurt accidentellement en montagne. Enfin, son mari, Friedrich Carl-Andreas se transperce la poitrine avec un couteau, en la présence de Lou, communiant avec elle dans la fascination de la mort, faute de pouvoir communiquer avec elle charnellement.

Cette aventurière de la pensée et de l'amour rencontre Freud. Elle trouve en lui, un Maître. Elle ne l'appelle que Professeur Freud. Lui s'amuse de ce qui émane d'elle  de naïveté, mais passionné par son insatiable désir d'explorer les profondeurs de l'être humain. L'âme façonnée par la Russie de son enfance, elle juge inutile pour elle l'investigation méthodique de son inconscient car elle se dit "avoir grandi au sein d'un peuple qui livre spontanément sa vie intérieure". D'une sensibilité particulièrement réceptive au travail de Freud, elle adhère à sa méthode, sans s'y soumettre elle-même et s'autorise à la pratiquer sur des patients , parmi lesquels Anna Freud, la fille chérie du grand Professeur. Elle admire chez Freud l'attention intense qu'il porte à ses patients, les encourageant à exprimer leurs souffrances quelle qu'en soit la forme et quel qu'en soit le contenu. Parmi les praticiens qui gravitent autour de Freud, Lou est alors la seule femme :" Nous allons avoir une dure journée de travail, avec la différence que nous aurons un rayon de soleil parmi nous..." Discours d'introduction de Freud à l'occasion d'un Congrès.

 Aimée d'hommes illustres, Lou fréquente les bals populaires. Quant aux femmes "de  mauvaises vies" elle les trouve "intéressantes, à cause de leur naturel et de leur franc-parler". Elle considère leur activité non seulement licite mais comme profondément humaine.Elle avait ce talent  d'insuffler de l'humanité  dans les situations les plus scrabeuses  et de l'amour là où il n'y avait que violence.      

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Le film de Liliane Cavani "Au delà du Bien et du mal" 1977, avec Dominique Sanda !met le projecteur sur la relatin de Lou avec Nietsche, Paul Ree, et  Friedrich Carl-Andreas .

En mai 2017, est sorti le film "Lou Andreas-Salomé" de Cordula Kablitz-Post

            

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07 novembre 2017

Rencontre dans le Monde d'Hadès

 Orphée, ayant charmé les puissances infernales par ses talents de musicien, a obtenu d’Hadès la faveur de descendre jusqu’au Styx pour ramener son épouse Eurydice dans le monde des Vivants. C’est en ce  même lieu que Dante attend sa bien-aimée Béatricepiton_rocheux_

Debout sur un piton rocheux, à la sortie du Purgatoire

J’attendais, fébrile, ma chère Béatrice

Epiant , en contrebas, le sentier aride et caillouteux.

 Pas de plaintes ni de gémissements en ce lieu.

Un silence apaisant ; mes sens se calmaient peu à peu,

Quand  j’entendis monter jusqu’à moi un  son cristallin.

 D’une insondable mélancolie distillant dans mes veines

Un filtre magique qui m’ensorcellait, oubliant même

Ce que, en ce lieu funèbre, je venais chercher. 

 Mon oreille cherchait d’où venait cette musique.

je vis  venir un homme s’avançant d’un pas assuré.

Il jouait de sa lyre. A quelque distance,

S'avance aussi une femme vêtue d'une robe blanche. 

Je crus un moment voir en elle Béatrice, et sursautai de joie

Prêt à dévaler le versant du tertre où je me tenais.

 Oh! Non !  Eurydice!  Je ne fais pas un geste,

De cette équipée dépend sa vie, 

Qu’une morsure de serpent lui avait ôtée.

 Tous deux passent sans me voir  comme liés par un fil.

La dame n’a d’yeux que pour les sandales de son époux

Qui laissent sur le sable une empreinte profonde.

 Elle met ses pas dans les siens, marche avec courage,

Fait peine à voir ; j’admire sa bravoure.

Elle garde bonne allure, malgré sa blessure.

 Déjà ils sont près de quitter  les rives de l'Enfer.

L’angoisse m’étreint  le cœur, le succès est incertain,

Cette aventure aura-t-elle une heureuse fin ?

 Apollon qui jadis le protégeait, s’est détourné d’Orphée,

Dyonisos se joue de sa vertu, se plaît à le torturer,

Lui souffle des mots perfides. 

 « Vois si sa beauté est telle que dans ton souvenir?

« Est-elle à la hauteur de ta passion ?

« Alors, pourquoi attendre ? Saisis cette lascive créature"

 Orphée lutte pour chasser ces insinuations mortelles,

On peut lire sur ses traits la plus extrême douleur.

Vaincu, il se retourne d’un bond,  son cri résonne au loin.

 - « Eurydice, viens à moi,  que mon regard te voie ! »

Il lâche sa lyre, tend les mains vers elle.

Elles retombent dans le vide.

 Eurydice recule, épouvantée, se jette au sol,

Sa longue robe autour d’elle étalée.

Le visage livide, ses cheveux sont comme un linceul.

 Je descends pour lui venir en aide. Etendue à mes pieds, elle m’implore :

-« Toi, témoin de mon infortune, penses-tu qu’il m’aimait assez

« Pour me ramener saine et sauve dans le monde des vivants ?

 

 L’apparition de Béatrice me tire de ma stupeur, 

Sa vue me console après tant d’épreuves et de solitude.

Je lui raconte la scène, interroge : »Que va devenir Orphée ?»

 - « Pactiser avec Hadès, séduire les Dieux, funeste erreur.

« Quels que soient ses efforts pour être enfin fidèle

« Les forces obscures s’acharneront sur lui et le déchireront.

 Je m’exclame incrédule, au comble de l’indignation

-« Mais pourquoi ? Orphée  était sincère, pourquoi ce sort  fatal ?

« Tant de peines et de larmes n’ont-elles donc pas conjuré le mal ?   

 -« N’en croit rien - reprit Béatrice, avec son doux sourire

« Si Orphée avait aimé Eurydice, comme il l’a tant clamé

 « Ils seraient ensemble maintenant sous le ciel étoilé .

thumb_le_mythe_d_orphee__ «  Tu sais pour l’avoir vécu, toi-même,

Combien est long et difficile le chemin de l’amour.

« Tu as mené à bien ton initiation et nous voilà réunis.

 « Oh ! Béatrice, tu irradies d’un éclat si lumineux !

Tu me conduis dans la lueur naissante d’une merveilleuse aurore,

« Vers le Monde des béatitudes et de l’amour intemporel !

 « Une ardente ferveur me dicte ces paroles, Oh ! mon immortelle !

Béatrice sourit à ce fougueux discours  – «  Allons, partons,

Dans les séjours célestes il n’est besoin de tant de mots ! »

 

 

 

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17 octobre 2017

Les avatars d'une Méridienne

La Redoute propose  une Méridienne trois places sur INTERNET. Je passe commande, couleur noire. Après quelques jours, je suis informée par mail que le RV pour livraison doit être pris chez les Transporteurs GENIAL. Le livreur se pointe à la date fixée, ne sait pas ce qu'il livre, croit qu'il s'agit d'une armoire. Se rend compte qu'il s'agit d'un canapé, roule le produit jusqu'à ma porte avec son diable,  me présente le Bon de livraison à signer sur lequel le produit n'est même pas mentionné. Sa mission s'arrête là.

Seule chez moi et sans aide aux alentours, je l'oblige -contraint et forcé- à entrer le canapé dans la maison, je l'oblige à le déballer, je l'oblige également à l'installer dans l'espace prévu...Pendant tout le temps de l'opération, il ne cesse de répéter comme une litanie : "oh là, là, j'ai pas l'droit de faire ça, Oh là là , j'aurais pas du faire ça, oh là là dans quel pétrin j'me suis mis.." Je signe le Bon avec réserve : je n'ai pas pu vérifier le contenu du colis.

Je téléphone à GENIAL, le dernier intervenant,  qui me confirme que le livreur doit laisser le produit  "AU PORTAIL"...c'est-à-dire sur le seuil ; il peut être sanctionné s'il enfreint à cette règle...

Plus tard, je constate que manque la notice de montage et toute la VISSERIE. J'entreprends une enquête qui dure plusieurs jours. Je remonte donc le circuit par téléphone.  GENIAL est le sous-traitant de TDL pour la  livraison par camion.dernière étape.

J'obtiens le numéro de téléphone d'un agent qui me dit appartenir à Safactory  : il va me transmettre la notice de montage en pièce jointe, document que je dois renvoyer de la même manière après avoir coché les pièces manquantes -ce qui implique numérisation, copie par l'imprimante et renvoi du document coché en pièce jointe.

Dans l'intervalle, je relance systématiquement LA REDOUTE . En réponse, LA REDOUTE m'envoie tous les jours un  mail robotisé disant « qu'ils font le nécessaire ». Je prends le téléphone et les somme d'arrêter ces mails débiles.

Je rappelle Sofactory : la notice de montage coché est transmise à leur S.A.V. J'insiste pour connaître les coordonnées du fabricant: il s'agit  SINKRO localisé à Sarajevo. Ils ont un site sur INTERNET et une page FACEBOOK sur laquelle je suis invitée à faire un commentaire . Un agent parlant le français prend contact avec moi, à la suite de quoi je transmets directement sur leur messagerie la notice de montage avec les pièces manquantes cochées . Mon contact s'est immédiatement occupé de me les envoyer par les moyens les plus rapides. J'ai ainsi pu apprécier la fiabilité de l'usine SinKro. Je poste un commentaire positif sur ma page facebook en faveur de Sinkro .

Entre temps, LA REDOUTE a pris connaissances des commentaires négatifs parus sur PageBook; ils sont désolés. Trop tard : mon opinion est faite.

Il ne me reste plus qu'à contacter un monteur pour visser l'adossoir et l'accoudoir, avant de profiter pleinement de ma Meridienne.

 

 

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05 septembre 2017

Le temps retrouvé

Dans «La  Recherche », le narrateur/Proust évoque sa grand-mère maternelle à qui il voue un amour tout particulier. Alors qu'il séjourne en sa compagnie dans une station balnéaire, il ne se préoccupe que de savoir si par chance une amie de celle-ci, très connue dans les milieux aristocratiques, viendrait s'asseoir à leur table , ce qui aurait pour effet d'influencer favorablement une jeune femme dont il désire attirer l'attention. La vieille Dame ne prête même pas attention aux habitués de l'Hôtel quel que soit leur rang social. De plus, dit le narrateur, « elle ne m'aurait même pas méprisé , elle ne m'aurait pas compris , si elle avait su que j'attachais de l'importance à l'opinion …..de gens dont elle ne remarquait même pas l'existence. «  

Une année après la mort de sa grande-mère, il vit une expérience bouleversante. « A peine eus-je touché le premier bouton de ma bottine, ma poitrine s'enfla, remplie d'une présence inconnue, divine , des sanglots me secouèrent, des larmes me ruisselèrent de mes yeux.......Je venais d'apercevoir ma grand-mère véritable que je retrouvais, dans un souvenir involontaire et complet, la réalité vivante »  Il ressent alors un manquement irréparable de ne pas l'avoir entourée de son affection, elle qui l'aimait d'un amour absolu, tout occupé qu'il était d'obsessions narcissiques 

Des expériences similaires surviennent dans l'ouvrage de Proust. Lors de l'expérience bien connue de la madeleine dans la tasse de thé, source de joie; dans la douleur lors du laçage de la bottine; plus tard, la sensation d'un pavé mal équarri lui donne confiance en sa vocation littéraire : "La félicité que je venais d’éprouver était bien en effet la même que celle que j’avais éprouvée en mangeant la madeleine et dont j’avais alors ajourné de rechercher les causes profondes."

Nous avons des souvenirs que nous pouvons raconter sans émotion particulière. Bien différent et plus rare est le surgissement spontané d'expériences accompagnées de douloureuses prises de conscience d'un passé sans retour. (le laçage de bottine) ,  souffrance insondable de ne pouvoir réparer les blessures infligées envers une personne aimée,  souvent bien inconsciemment, faute d'avoir mesuré, lorsqu'elle était vivante. combien notre affection était sincère et profonde. 

Un mot ouvrit les vannes d'une émotion douloureuse alors que je m'apprêtais à inclure des carottes dans mon menu.  Ma mère préparait quelque fois des « Tzimmes", un plat de carottes sucrées avec raisins secs et cannelle, selon une recette juive polonaise. Nous, les plus jeunes, refusions d'en manger, alors qu'elle mettait tant de soin dans sa préparation.  Ce faisant, c'était un monde disparu qu'elle faisait revivre, en même temps qu'elle tentait d'être pour nous une mère, alors que nous lui reprochions quelque fois d'en n'être pas une vraie.  En repoussant l'assiette, nous la rejetions. A ce moment précis, alors que de nombreuses décennies me séparent de mon enfance, ma mère m'apparut soudain dans sa triste réalité : empêchée d'exister dans les circonstances tragiques de son destin.

J'ai été témoin d'un moment différent mais également bouleversant de "temps retrouvé"'. Ma mère , sur son lit d'hôpital, ne me reconnaissait pas lorsque j'allais à son chevet. Elle restait inerte , sans expression, un visage de cire. Quelques jours avant sa mort, ma soeur aînée était aussi à son chevet. C'est alors qu'en l'espace d'une seconde, une bouffée de vie colora le visage de maman, un murmure sortit de ses lèvres, une lueur de complicité alluma son regard , en même temps que l'ombre d'un sourire. Pendant l'espace d'une seconde, elle venait de revivre un passé lointain, une époque où sa fille et elle-même étaient solidaires dans la détresse. Elle avait alors 33 ans et sa fille 10. Mon père était absent, engagé volontaire dans la légion, alors qu'en janvier 1940, ma mère accouchait de mon frère cadet,dans le complet désert d'une lointaine banlieue parisienne. Ma soeur avait pris la relève et prenait  soin de toute la maisonnée : la maman, le nouveau-né, une marmaille en bas-âge. Le "temps retrouvé' de ma mère sur son lit de mort portait sur la période entre 1940/1942 où mère et fille étaient unies dans la même énergie de volonté de survie. A l'adolescence, débuta une période d'hostilité sans fin .

Cette nuit, en rêve, J'ai vu sangloter ma soeur ainée. Dans la réalité , je l'ai vue sangloter pareillement alors que j'avais 10, elle 17. Je restais pétrifiée, incapable de m'approcher d'elle. Récemment, ele  m'a donné la raison de son désespoir. Mon père l'avait contrainte de quitter l'Ecole où elle préparait son C.A.P. de couture, une profonde humiliation de renoncer à son diplôme. Nous avons tous été marqués de cette manière. Notre père nous a tous massacrés un par un : piétiné nos talents, nié nos goûts pour l'étude, bloqué nos ambitions. Voilà ce qu'était notre père; 

 

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15 août 2017

Règlement de comptes avec ma dentiste.

Le 1er août 2017, je fais le point par courrier de ses dernière interventions.

Madame J.G

Concerne : bilan des interventions 2017

 

Remarque n°1 - Pas de facture correspondant au chèque 6713069 de 38,96E

 Remarque N°2 : votre facture du 7 mars 2017 n°1381 chiffrée 330,97 (à propos de laquelle vous avez certifié avoir exécuté l'intégralité du traitement)

a) N'est pas précisé en quoi a consisté ce traitement, précisions exigées vu le dépassement .

b) Je vous ai remis trois chèques pour un total de 453,88E pour une facturation de 330,97E (comme le devis). A me rembourser impérativement la différence soit 122,91 E

 Remarque n°3 - Les codes HBMD055 pour 290.00 et HMBDO38 pour 40.97: quel code pour la molaire droite, quel code pour la molaire gauche?

 Bilan : négatif .Au bout de trois mois, le composite a craqué .( La molaire droite, et la molaire gauche sontsources de douleurs). 

 

2017                                                    chèque                     S.Sle                                                                                                                                                                                        Rembt

février

Chèque 6713069                                  38,96

Mars 2017 Facture du 7mars 2017 d'un montant de 330,97

Chèque 6713005                                180,97                                SDE 40,97              70°/° 28,68

Chèque 6713009                                122,91                                SDE 40,97              70% 28,68

Chèque 6713072                                150,00                                SDE 40,97              70% 28,68

totaux                                               453,88 - 330,97 = 122,91       122,91                     86,04

Juillet 2017

6713039                                            28,92                                          28,92              70%  20,24               

7522048                                            40,97                                          40,97              70%   28,68

Je suis insatisfaite, tant de la manière où ces interventions se sont déroulées que du résultat. Souffrant en permanence des deux molaires que vous avez traitées, Je prends des dispositions avec un confrère en vue de revoir intégralement l'état de ma machoire.  

Agréez mes salutations

 ________________________________________________________________________________

A suivre

 

Marie FURCAJG

.  

 

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24 avril 2017

Le rêve brisé * - un dossier

Ralliez l'Hébreu-et un clan
Bienvenue sur eTeacher Hébreu

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Apprenez l'hébreu avec des enseignants d'Israël. Connectez-vous à l'Israël 

En ligne depuis votre domicile !
Apprenez l'hébreu depuis le confort de votre propre domicile. Profitez de tous les conforts qu'offre l'apprentissage en ligne.

Avec les meilleurs enseignants d'Israël !
Les meilleurs enseignants d'Israël vous attendent. L' Israël est le pays natal de la langue hébraïque ainsi que des meilleurs enseignants d'hébreu.
 La méthode d'eTeacher consiste à enseigner l'hébreu en hébreu. L'enseignement est offert uniquement en hébreu, quel que soit le niveau de la classe ou l'acquis des étudiants. La méthode hébreu en hébreu s'est avérée la méthode la plus efficace pour enseigner cette langue. eTeacher est fier de vous offrir les meilleurs professeurs d'Israël, tous qualifiés comme professeurs d'hébreu langue étrangère. eTeacher est le détenteur exclusif de la franchise du Ministère des affaires étrangères israélien pour l'enseignement de l'hébreu

DEMANDE D'INFORMATION SUR NOS COURS EN LIGNE

 

                               
* Champ obligatoire
Intréressée,  je complète le formulaire. Déborah intervient immédiatement par téléphone. Elle me met la pression pour que je finalise mon inscription, adoptant  d'entrée de jeu un ton cordial et familier. Enivrée par une rhétorique prometteuse, je délivre les chiffres  de ma carte Visa, ce  qui lui permettra de me pomper immédiatement de 140E et d'inscrire dans mon dossier un échancier sur huit mois. Ce faisant elle déclenche des mails d'accueil supposés me donner un avant-goût du programme. 

- 27 mars 2017

Bonjour Marie ,

 

J'ai apprécié notre conversation et je voudrais vous accueillir dans le monde merveilleux des langues Bibliques!

Suite à notre conversation, j'ai compilé, ci-dessous, une liste adaptée de vos besoins d'etudes. Je suis persuadé(e) que nous pouvons vous fournir la meilleure expérience d'étude possible. ETeacher est la principale Académie de Langue Biblique et partenaire de l'Université Hébraïque de Jérusalem.

Notre environnement d'apprentissage unique inclut :

  • les séances en ligne et en direct avec les meilleurs enseignants d'Israël
    Faites connaissance avec vos enseignants!
  • la flexibilité et le confort
    la flexibilité et le confort.
  • les leçons enregistrées
    Toutes les leçons sont enregistrées et disponibles 24h/24 et 7j/7, au cas où vous auriez manqué une leçon ou, si vous voulez revoir la derniere. Vous pouvez accéder aux enregistrements avec votre nom d'utilisateur de n'importe quel ordinateur.
  • la communauté en ligne
    Prenez part à nos riches discussions riches 24h/24 et 7j/7, animées par les universitaires de eTeacher prêts à répondre vos questions. 
    Rejoignez notre webinar hebdomadaire pour communiquer et mieux comprendre la Sainte Écriture!
  • Les témoignages d'Étudiant : 
    Un étudiant vous fait un compte rendu réel!
  • Le kit d'Étude
    Avant la première leçon vous recevrez votre livre d'étude en version PDF.
  • La période d'étude
    Notre cours est composé de 60 heures (deux heures hebdomadaires). Vous aurez un acces illimité au contenu audio/vidéo, aux forums et aux matériels d'apprentissage additionnels.
  • l'Université hébraïque de Jérusalem (HUJI)
    Notre partenariat avec HUJI donne la possibilité de recevoir un credit universitaire pour des frais additionnels minimes.
  • Le prix:
    Le montant des cours est de 1099€, lequel peut être payé en plusieurs fois selon un plan de paiement personnalisé.
    Aujourd'hui vous avez eu une réduction de 227.5 € ce qui ramene votre montant à seulement 871.50€, qui sera payé selon le plan de paiement personnalisé que nous avons convenu.
  • Essayez maintenant!
    Venez tester notre environnement d'apprentissage – jetez un coup d'oeil!

Fin de l'inscription
eTeacher est fiere de ses petites classes lesquelles vous assurent que nos enseignants vous prêtent l'attention personnelle que vous méritez. Comme convenu par téléphone , votre place a été réservée pour le prochain semestre disponible.
CompleteCompletez la fiche d'inscription en ligne et vous serez prêt à commencer!

Etant votre conseiller(e) académique personnel(le), je serai heureux(se) de répondre à toutes questions que vous pourriez encore avoir en relation avec la procédure d'enregistrement et, je vous contacterez à nouveau au jour convenu.

 Cordialement,
Chemla Deborah

 

Bonjour Marie ,

Félicitations! Vous êtes maintenant étudiant(e) à IsraelBiblicalStudies.com.
Avant de vous rabattre sur vos livres, veuillez prendre quelques minutes pour faire le tour des prochaines étapes.
 
1. Effectuez une vérification du système technique
Afin de vous assurer que votre ordinateur est prêt pour les leçons en ligne, cliquez sur le bouton ci-dessous et suivez les instructions.

 
2. Entrez dans votre environnement d'étude en ligne
Tout ce dont vous avez besoin est dans votre environnement d'étude en ligne (y compris: l'accès à la classe, les enregistrements des cours, le matériel d'étude, les camarades de classe, le service clientèl, la facturation, etc.).
 
Pour entrer dans votre environne
ment d'étude en ligne, allez à:
tp://student.eteachergroup.com (ou entrez simplement:http://eteacherbiblical.com et cliquez sur le lien de connexion dans le menu du haut).
  • Pour vous connecter: mfurcajg@aol.com
  • Mot de passe: 123456 - il vous sera demandé de choisir un nouveau mot de passe lors de votre première connexion.
 
Vous avez des questions? Contactez notre équipe de service client.
Votre numéro d'étudiant(e): 717827 (Veuillez mentionner ce numéro lorsque vous contactez le service client).

 
Cordialement,
L'équipe de service client,
The Israel Institute of Biblical Studies (Formerly eTeacherBiblical.com) – An eTeacher Group Virtual School

- 7 avril . Les directives formulées par eTeacher : du bluff. Je ne vais pas tarder à m'en rendre compte. Quatre jours se sont écoulés depuis paiement d'inscription, sans que je puisse accéder au site.D'où mon mail du 7 avril.

bonjour!

1°  1-646-7129343 ce numéro ne mène à rien Quel est le numéro de téléphone à partir de la France avec lequel je peux joindre le service teachergroup?
2°Il était question que je reçoive  le livre d'étude en papier par courrier et non pas en PDF. Qu'en est-il?
4° Dans les vérifications techniques j'ai tenté de compléter la page avec la date de validité de VISA mais cela ne marche pas.
5° Quand dois-je utiliser mon mot de passe?
6° Dans le mail de Chemla Deborah le contenu du cours auquel je vais participer n'est pas défini. Il était question de m'inscrire dans une classe francophone de niveau   "Intermédiaire." Il n'y a pas de classe constituée avant Juillet
7° Je n' accède aux applis proposées par Deborah comme "rejoignez notre webinar hebdo pour communiquer et mieux comprendre la Sainte Ecriture!
Merci de me me contacter pour qu'ensemble nous solutionnons ces difficultés.
Shabbat Shalom
Alexandra me téléphone et nous fixons un rendez-vous téléphonique.
 - 10 avril

 Bonjour Alexandra

1°Le rendez-vous téléphonique que nous avions fixé pour aujourd'hui de 12 à 14h n'a pas été respecté ; vous n'avez pas essayé de me joindre.
2° Vous me confirmer un  numéro de téléphone, toujours le même 33-975-180-0942 qui n'aboutit pas : message "le numéro qe vous avez composé n'est pas attribué".
3° J'ai complété la fiche d'inscription : coordonnées personnelles, date de naissance, etc. à partir de là je vous demande de vous mettre en contact avec moi car à chaque fois que j'ouvre un site on me redemande la même chose..
4°Un contact est nessaire pour que nous fassions le point du matériel dont j'ai besoin pour suivre la classe  .Je ne comprends rien à "Cisco WebEX Extension" . En tous cas, je veux éviter des acquisitions qui ne seraient pas indispensables.Deborah et vous-même , Alexandra, m'avez affirmé qu'il n'était besoin de rien d'autre qu'un ordinateur!...
5° je constate que pour les francophones,   vous n'avez pas de classe constituée. Vous me mentez. Vous prenez vos engagements à la légère.
6° Deborah a défini le confort de votre enseignement en dix points qui semblent aller de soi ce qui n'est pas prouvé de mon point de vue. Merci de coopérer avec moi pour que j'en profite. 
  
cordialement
Furcajg Marie

- le 13 avril

 Att.: Alexandra

1°Le rendez-vous téléphonique que nous avions fixé  pour aujourd'hui 13 avril de 12 à14h n'a pas été concrétisé car vous n'avez pas tenté de me joindre
2° Le mot de passe que vous m'avez donné hier n'est pas accepté.
 
J'ai acheté du vent...."havel, habalim". Vous vendez du vent.
Salutations

Avril 16, 2017

Hola Marie ,

We received your request for password reset. 

To continue the process, please click on the following link: Click here

 Sinceramente,

eTeacher Group

eTeacherGroup.com

Su número de estudiante: 717827 

 

 

J'ai informé Alexandra que je me rétractais étant donné les anomalies de fonctionnement de cette Institution conduisant à un impasse. Par conséquent, je ne paierai pas les échéances.
A partir de là, j'ai affaire à Jérémie, délégué Juridique qui ne reconnaît pas la loi de rétractation de 14 jours . Trouve des arguments pour exiger le versement d'un reliquat de 66,50e, en plus des 140e déjà encaissés. Je déclare ne pas payer . Je bloque ma carte Visa. 
Mon Mail de rétraction : 
 
 À Domont, le 17 avril 217. Objet : Rétractation Référence 717827
"Le 4 avril, vous avez débité mon compte bancaire de 140 euros en vue d'une participation  à une classe d'hébreu biblique à distance par INTERNET. Mon fils Ingénieur informatique chez SFR a examiné ici avec moi les divers volets de votre site d'une part et d'autre part nous avons fait le point du matériel dont je dispose dans ce but.Nous avons été confrontés à des impasses techniques insolubles dues à la complexité des divers rouages du site nécessitant des logiciels appropriés.
Je me réfère à mon droit de rétractation de 14 jours et j'annule l'inscription enregistrée chez vous. Je ne souhaite pas communiquer davantage avec vos services dans la mesure où un climat d'incompréhension s'est installé au cours de nos échanges. D'ailleurs, aucun timing ne m'a été fixée concernant une prochaine intégration dans une classe francophone niveau "intermédiaire". Une lointaine date (juillet) avait été évoquée par vos collègues sans confirmation.
Concrètement je ne suis inscrite nulle part. Considérez, je vous prie, que je ne fais plus partie de ETeacherGroup.
Il y aurait lieu, étant donné que je suis dans les délais de me restituer mon apport initial, et bloquer les prélèvements automatiques , que ma décision ici formulée est définitif"
 

avril 20, 2017

Bonjour Marie ,

 

Suite a votre demande d'annulation de votre cour pour lequel vous vous êtes inscrite avec notre conseiller d'orientation Mariana le 04/10/2016, en accord avec les termes et conditions telles que definies dans le contrat qui vous a été envoye a cette date, nous avons le regret de vous confirmer que votre inscription va être annulée. Afin de procéder a cette annulation les frais de 66.50E sont a payer au regard des conditions generales recue le jour de votre inscription..

Vous avez accepé de recevoir en lieu et place un element dedié a l'etude de l hebreu Biblique a savoir :

    - Biblical Hebrew C en francais - Livre d'etude pour un montant de 66.50€

vour recevrez donc ce materiel le plus rapidement possible apres le reglement de cette somme.

Nous vous invitons a revenir vers nous en cas de besoin ou si vous desirez reconciderer l'une de nos offres et revenir suivre des cours au sein de notre etablissement.

Vous pouvez considerer cet email comme annulation effective de votre participation au cours, des reception des 66.50 €, et comme confirmation qu'aucun autre prelevement ne sera fait de notre part.

Esperant avoir repondu a toutes vos questions.

Jérémie

Je reçois de cet individu plusieurs appels téléphoniques à toute heure, dont un qui me tire du lit à 8h du matin...Ses mensonges et sa mauvaise foi sont stupéfiantes. Nos conversations sont ubuesques et tiennent de l'imbroglio d'une scène théâtrale dans un style de totale goujaterie. Prétendant que si  je renonce c'est que je ne VEUX PAS ETUDIER!! qu'une classe en videoconference serait ouverte pour moi dès mon assentiment!"

Ne pouvant obtenir de moi un revirement, il me menace de pénalités pour la somme de 66E50 dont je leur serais redevable... Dès réception des 66e19, il m'enverrait (geste cordial) soit un dictionnaire en hébreux soit le manuel de leur enseignement.

Après plusieurs appels  au cours duquel il tente de me faire revenir sur ma décision , Jérémie me menace du Contentieux. Je trouve la situation cocasse et ce Jérémie est plutot candide d'imaginer que je vais croire à son bluff! La menace de procédure prétendûment sérieuse tourne à la galéjade  .Néanmoins, contre toute attente, Jérémie me transmet des coordonnées bancaires espérant que je vais délivrer les coordonnées de ma carte VISA pour leur permettre de me prélever 66,50E.

21 AVRIL

 Bonjour Marie ,

Instructions pour le transfert d'argent:

Nom de la banque bénéficiaire: BANK LEUMI LE-ISRAËL B.M

Succursale: 743

SWIFT: LUMIILITXXX

Bénéficiaire: ETEACHER LTD

Numéro de compte: 5700/07

ROUTAGE: // ILITXX

IBAN: IL150107430000000570007

 Pour aller de l'avant avec le processus d'inscription, veuillez nous envoyer une copie du bordereau de confirmation officiel que vous avez reçu de votre banque, scanné par e-mail à epayment@eteachergroup.com

 La plaisanterie continue son chemin....

 

avril 21, 2017

Bonjour Marie ,

 

Ceci est notre rappel final concernant le réglement d''un montant de

66.50

due le mai 3, 2017.
Veuillez noter que le retard dans votre paiement entraine des intérêts et penalités supplémentaires.
Si nous ne recevons pas le réglement du montant de

66.50

le avril 24, 2017, nous nous verrons dans l''obligation d''engager des poursuites judiciaire à votre encontre.
Pour le réglement des créances, veuillez nous contacter à l''un des numéros suivants: USA & Canada: 1-800-316-3783, reste du monde 1-646-200-5822. Vous avez la possibilité de mettre à jour les informations relatives à votre carte de crédit dans le cas ou vous souhaiteriez effectuer votre réglement parpaiement securise.
Dans le cas ou votre réglement aurait déjà ete effectué, veuillez ne pas tenir compte de cette relance.

 Cordialement,(!!)

Lellouche Jeremy R

The Israel Institute of Biblical Studies (Formerly eTeacherBiblical.com) - An eTeacher Group Virtual School


Votre numéro d'étudiant: 717827 

 Aucun des numéros de téléphone précisés dans le mail n'aboutit à un interlocuteur. Le montage de cette mascarade m'impressionne. La dépravation des interlocuteurs m'angoissent. J'envoie un dernier mail pour confirmer que je suis à l'abri de la loi de trétraction de 14 jours et que de toutes façons  les renseignements notés dans leurs derniers mails sont faux.

Novembre 2017 : Et ça continue!! Je reçoi un appel téléphonique d'une délégué de  eTeacherBiblical.com.Cette personne téléphone d'Israël pour m'informer que "j'aurais au sollicité une bourse comme aide au financement des cours et QUE CELLE-CI VIENT DE M'ETRE ACCORDEE" Je suspecte une manoeuvre pour m'enrôler à nouveau. La conversation se poursuit un long moment sans que je réussisse à la convaincre que je n'ai jamais sollicité de bourse et que mes relations avec l'Ecole ont été rompues sur un conflit et le transfer du dossier au CONTENTIEUX.Elle prétend ne rien comprendre et me demande d'expliquer encore et encore...se confond en excuses quand je lui dis que le Directeur financier Jérémy Lallouche m'a humilée. Toute cette conversation est du fabriqué d'avance.Elle admet que le dossier est sans suite (jusqu'à la prochaine relance).

L'Ecole garde les fiches des candidates, à plus fortes raisons, les fiches de celles qui ont abandonné la Session, après inscription - L'Ecole s'est référée à ma fiche d'inscription de 2007 pour me convaincre  de recommencer une Session en m!ars 2017.

* J'emprunte le titre de l'ouvrage de Charles Enderlin "Le rêve brisé - Histoire de l'échec du processus de paix au Proche-0rient 1995-20023" édité chez Fayard mai 2002

 

 

 

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11 octobre 2016

La cataracte, une affaire juteuse

 Juillet 2016; Le le cabinet d'ophtamologie m'anonce que je dois subir une intervention chirurgicale;  mon oeil gauche est atteint d'une cataracte. 

Le processus est mis en route, prévu  en clinique ambulatoire. Je reçois un dossier complet. 

Une série de circulaires dont détail : 

1 - Docteur PIATON Maladie et chirurgie des yeux. Intitulé « l'opération de la Cataracte ». Ce que je  dois savoir au sujet de la cataracte et de l'intervention chirgicale: « Pourquoi opérer de la cataracte », le déroulement de l'opération, évolution post-opératoire habituelle, les complications évetuelles.

2- Clinique de Domont : Recommandations avant une intervention ambulatoire : avant , le jour,  après . En cas de problème  :un téléphone. Date et ma signature

3 - Recommandation en fonction de mes médicaments habituels.

4.- Indications pour la prise de rendez-vous ; RV avec l'anesthésiste.

5.- Liste des collyres à se procurer chez le pharmacien.

6. Courrier du Dr Piaton stipulant « Votre ophtamologiste est disposé à répondre à toute question complémentaire que vous souhaiteriez lui poser. Ce document m'a été soumis pour signature avec la mention « je donne mon accord » avant même que j'aie pu examiner le dossier, c'est-à-dire le 26 juillet soit 7 jours avant l'opération.

Je  prends livraison des collyres. Je je lis attentivement les notices et les informations sur INTERNET pour chacun des collyres :

Le détail de l'ordonnance est comme suit :

Indocollyre - un antiinflammatoire dans l'oeil du 5 au 26 août 2016

Chibrocadron - corticoïde + antibiotique) du 5 aout au 11 septembre 2016

Cationorm - sécheresse de l'oeil - du 5 août au 11 octobre 2016.

 Ce qui signifie qu'après l'opération, je dois distiller dans l'oeil gauche trois collyres à trois minutes d'intervalle trois fois par jour!... 

 Quant au collyre avant l'opération, j'ignore...

Après avoir pris connaissance des prescriptions, Je fais quelques constatations : 

 1° la prescription médicale est très contraignante ; le spécialiste, lors de l'entretien préalable à l'opération a négligné de me la présenter en personne. Je l'ai trouvé au milieu d'un paquet de circulaires de moindre intérêt.

 2°  Ma signature pour accord a été exigée  dès le 26 juillet,avant même que j'aie eu le temps de prendre  connaissance du dossier médical.

 Un abus de confiance, d'après moi. Je retourne la circulaire n°6 au Dr Piaton le 2 août (intervention chirurgicale prévue pour le 4) avec une note lui indiquant que je ne suis pas d'accord avec la prescription d'autant plus qu'au moment de la signature, je n'avais pas eu la possibilité d'en examiner le détail. Pas de réaction du Dr. Piaton

 Le 3 août, veille de l'intervention, la secrétaire clinique m'appelle pour me donner l'heure à laquelle je dois me présenter au bloc (8h du matin). Je lui annonce que j'annule définitement l'opération , conformément à l'entretien que j'ai eu la veille avec une infirmière de la clinique.

 Pour clôre le dossier, j'envoie au docteur Piaton le courrier du 6 août et lui demande de me renvoyer les avances par chèque de 200E de « dépassement d'honoraires ».

 Le 6 aôut 2016

 Référence « acte chirurgical côté BFGA 004 + BELB 001/2

 A l'attention de :

Docteur Jean-Marie Piaton

Maison médicale du Lycée

3, avenue du Lycée

935330 – DOMONT

 

Copie :

 

Secrétariat Section Anesthésie Clinique de Domont

 

Je relate brièvement les faits :

 Conformément aux recommandations du document « Vos Rendez-vous », alors que le 2 août je n'avais pas encore été contactée au sujet du « rendez-vous » du 4, j'ai pris l'initiative de contacter l'infirmière de clinique . Mon intention était de m'exprimer au sujet du dossier en me référant aux documents suivants :

 1° Document intitulé « Votre ophtamologiste est disposé à répondre à toute question complémentaire que vous souhaiteriez lui poser ». Je n'ai pas eu l'occasion de poser des questions car dès le 26 juillet ce document m'a été soumis pour accord ; j'ai signé alors que je n'avais pas disposé du délai de réflexion.

 2° Le document intitulé « Pour l'opération de la cataracte œil gauche » donne la liste des collyres et autres recommandations. Le Docteur PIATON m'ayant reçue dans son cabinet le 26 juillet pour une ultime consultation (la troisième) , il aurait été normal qu'il me remette la liste des collyres personnellement de la main à la main, au cas où j'aurais des questions à lui poser..ce qu'ilo n'a pas fait.

 3° Sur le document « Recommandations avant une intervention ambulatoire » je note la mention suivante « Après avoir pris connaissance de ces diverses recommandations, nous vous demandons de signer ce document pour nous signifier votre accord avec le protocle proposé ». Ce document ne m'a pas été présenté pour signature à aucun moment.

 La veille du 4, j'ai été informée par téléphone de l'heure d'admission ( 8 h) pour être conduite au bloc à 9h. Dès mardi le 2 , je remettais à l'accueil une enveloppe au nom du docteur Piaton « Personnel et urgent » pour lui faire savoir que non, je n'avais pas été convenablement informée et que j'étais en désaccord avec la prescription. Pas de réaction du Dr Piaton.

Plusieurs jours m'ont été nécessaires pour me rendre compte que cette accumulation de collyres ne pouvait me convenir. A aucun moment je n'ai pu m'exprimer au sujet des modalités d'utilisation des produits prescrits, non conformes aux notices, en particulier pour le Chibrocadron limité à 7 jours et non pas à 38, avec obligation de stricte surveillance alors que la visite de contrôle ophtalmologique n'était prévue que  le 6 septembre.

J'ai le sentiment d'avoir été abusée. Les termes des documents laissant croire à un possible échange avec les intervenants ne correspondent pas à la réalité. J'ai annulé l'opération de la cataracte à l'occasion de laquelle j'ai fait des dépenses à fonds perdus.

 Agréez mes salutations

 Marie FURCAJG

 

PS Veuillez me retourners les chèques suivants que je vous avais remis au titre de dépassements d'honoraires,l'acte chirurgical ayant été annulé.

 

6471012 montant 100 E ) destinés au Docteur Piaton

6471012 «  100 E)

6471017 «  50 E «  «  à l'anesthésiste

 

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