Mon père nous emmenait quelque fois au cinéma "L'Aviatic" au Bourget. On donnait une séance le samedi soir et une le dimanche après-midi. Je devais avoir 11 ans lors de cette séance où la foule se bousculait au guichet . Ingrid Bergman et Gary Cooper; personne ne voulait manquer ça. Le film "Pour qui sonne le glas" , tourné en 1943, paru en France en 1947 , arrive début année cinquante dans les salles de banlieue. Du film, je ne me souviens de rien. Je me souviens seulement des retours dans la nuit. Le parcours à pied jétait long pour nos petites jambes; nous marchions les yeux fermés, dans un demi-sommeil.

"'Le Monde des Livres" de juillet/août 2011 présente Hemingway comme un "reporter lucide et généreux" dans un article daté du 23 mai 1970...A propos de ses romans, pas un mot. Dans la biographie de Mathew Bruccoli parue chez Vertige en novembre 1985, un chapitre  "Paris et Ernest Hemingway" rapporte que le projet de Fitzgerald

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débarquant à Paris était de rencontrer Hemingway. Un beau jour, Scott entre au "Dingo Bar" et se présente à Hemingway, attablé devant un verre. 

Dans "'Paris est une fête", parus avant sa mort après plus de trente ans de gestation, Hemingway égrène ses meilleurs souvenirs parisiens. Dans le chapitre intitulé "Scott Fitzgerald",

 

Hemingway raconte en détail l'histoire rocambolesque d'un voyage qu'ils entreprirent ensemble à Lyon où Scott avait laissé sa voiture et souhaitait la ramener à Paris. A cette occasion, Ernest ne subit que des déboires . Scott n'arrice pas au départ du train; il fait le  voyage de son côté et descend dans un hôtel sans en avertir Ernest qui l'attend dans un autre. Ils font le voyage de retour à Paris dans un voiture sans toit sous une pluie battante, sans imperméable... En complément de tous ces désagréments, Scott se prétend soudain malade, ne parle plus que de congestion pulmonaire, contraignant Ernest à jouer les garde-malades.

Scott lui donne l'impression d'être un individu alcoolique, au compùortement imprévisible, agravé par l'excentricité de sa femme. Pourtant, il est admiratif devant l'homme distingué et l'écrivain talentueux. Un remarque de Frédéric Beigbeder lors d'un interview :"...Ce serait mentir que de prétendre qu'on lit Francis Scott Fitzgerald sans penser à son smoking, à sa femme et à ses voitures" .(2) C'est dire l'intérêt que les lecteurs portent autant à son style de vie qu'à son écriture.

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Les deux homme n'ont pas grand chose en commun, sauf parler littérature et boire des verres alcoolisés. Scott, propulsé dans le monde littéraire grâce à l'accueil triomphal de son livre"Gatsby le magnifique" . , jouit pleinement de son succès et dépense sans compter, tandis qu'Ernest s'essaie prudemment à l'écriture de romans et mène une vie parcimonieuse . "Dès le début de leur amitié, le célèbre Fitzgerald fut intimidé par Hemingway, impressionné par son talent et sa réputation de héros de guerre".

Ernest menait avec sa femme Hadley une existence discipliné, vouée à l'écriture, jusquj'à l'irruption dans leur vie du couple Fitzgerald. Ernest note que Zelda est jalouse du succès de Scott et l'amène à se saouler ùpour l'epêcher de travailler! 

La Closerie des Lilas 171 Boulevard de Montparnasse est le refuge d'Hemingway lorsqu'il veut être tranquille our travailler. Il y croise Scott et d'autres visiteurs célèbres. Ils se rencontrent aussi à l'American Express  11, rue Scribe .  Scott et Ernest deviennent intimes, échangent leur ùpoint de vue sur l'écriture, se donnent des conseils. Scott n'a jamais eu d'autres partenaire que Zlda dont il est très a!moureux. Il trouve sa verge  anormalement courte. Ernest le rassure jusqu'à aller dans les toilettes la mesurer . Ils vont ensemble au musée du Louvres pour observer la nuidité des nus grecques. Les deux couples se fréquent également à Juan-Les-Pins, en 1926. Ils se voient chaque jour. Ernest se laisse influencer par Scott pour le contenu de son roman "lLe soleil se lève aussi".

C'est au 27 rue de Fleurus à Paris que se situe le magnifique appartement de Gertrude Stein. Le coule Hemingway se rend chez elle le 8 mars 1922. Scott y est invité en 1925, année de la publication de "Gatzby" . Gertrude Stein reçoit des artistes, peintres et écrivains. Le peintre américain Edward Hopper (3), lors de son séjour à Paris a entendu parler d'elle. Il note  :"Je n'étais pas assez important pour qu'elle me remarque". "Le Monde des Livres" du 7 octobre 2011 (4) la désigne comme "mécène des peintres et des écrivains du début du XXème siècle" Le Grand Palais expose sa collection de peintures en janvier 2012.

A la fin de la Deuxième guerre mondiae, Hemigway revient en Europe. Il prend la tête d'un petit groupe de combattants, obtient une rencontre avec le Général Leclerc . Il veut tout simplement libérer le Bar du Ritz! Nanmoins, il suit l'Armée pour couvrir la "bataille des Ardennes". Malade, il est hospitalisé ùpour une pneumonie. Scott meurt en 1940 de maladie. Il a 44 ans. Menacé de cécité à cause du diamète, Ernest se suicide en 1961  

"La fêlure", "Tendre est la nuit", "Eclats de paradis", "un diamant gros comme un Ritz" , j'aime tous ses livres.

J'aime aussi la plupart des romans d'Hemingway :" Paris est une fête", "Le jardin de'Eden", "Les neiges du Kilimandjaro", "L'adieu aux armes", "Le soleil se lève aussi". Je n"ai jamais revu le film "Pour qui sonne le glas" et je ne sais pas ce faisait courir les foules. J'ai détesté le roman.

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Ouvrages consultés:

Mathew J. Bruccoli : "Fitzgerald, sa vie, sa gloire, sa chute".

Wikipedia

Le Monde des Livres - 22 juillet 2011;  16 septembre 2011 (en titre les livres qui nous aident à vivre), 7 octobre 2011.

Voir les textes sur ce blog "Les rôdeurs de nuit"